Arch. nat. (Xlc
2 E. de Monstrelet, t. I, p. 310. — Idem. Journal d'un bourgeois de Paris , p. 169, publié par Alex. Tuéty, chez Champion, à Paris.
BOBIGNY
journée des Harengs, le 12 février 1429, et il fut armé chevalier par Falstof après la victoire 1 .
Il épousa cette même année Isabelle de Rouvroy Saint-Simon, fille aînée de Gaucher de Rouvroy, seigneur de Saint-Simon, et de Marie de Sarrebruck, et il est mentionné avec sa femme dans un procès plaidé au Parlement peu de jours après son mariage. Jean d’Aunay fut un des chefs de l’expédition qui, en 1431, réduisit sous l’obéissance du roi d’Angleterre Henri VI, enfant de dix ans, certaines places voisines de la capitale et qui échoua misérablement à Lagny, dont le duc de Bedford leva précipitamment le siège au mois d’août de l’année suivante. Cependant le jeune roi d'Angleterre avait pu être couronné roi de France à Notre-Dame de Paris, le 17 décembre 1431.
Le Journal d'un bourgeois de Paris marque qu’à l’entrée du mois de mai 1434, le fameux comte anglais Jean Talbot, s’étant joint au maréchal de l’Isle-Adam, à l’évêque de Théroenne et à Jean d’Aunay le Gallois, ils s’emparèrent sans résistance de Beaumont-sur-Oise.
Le traité d’Arras, conclu le 22 septembre 1435, entre Philippe le Bon, duc de Bourgogne, etle roi de France Charles VII, détacha définitivement Jean d’Aunay, ainsi que beaucoup d’autres Français, des Anglais. Ceux-ci, vers la fin d’avril 1437, étant encore maîtres de Meaux, sortirent en nombre de cette place, afin de se venger de la défection de Jean d’Aunay. Ils vinrent mettre le siège devant le château d’Orville et s’en emparèrent. La garnison, mécontente de ce qu’elle n’était point payée depuis longtemps de sa solde, l’avait livré à la première sommation de Guillaume Chamberlan, capitaine ennemi. Jean d’Aunay put s’échapper par la fuite. Mais le capitaine anglais, après avoir fait démanteler la forteresse, s’en retourna à Meaux avec sa troupe, emmenant prisonnières Isabelle de Rouvroy et quatre de ses servantes. Cette dame ne recouvra sa liberté qu’en payant 1,400 écus pour sa rançon. Mais bientôt, grâce à l’artillerie de Jean Bureau, sous les ordres du connétable de Richemont, Meaux fut repris en quinze jours, au mois d’août 1439.
Par trois arrêtés du Parlement, en date du 23 décembre 1462, Jean d’Aunay, dit le Gallois, chevalier, seigneur d Orville, de Goussainville en partie, de Louvres, Villeron, Lisy, Montretout, etc., fut condamné à payer