‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 59 sur 183 · L’abbé Lebeuf. Cocheris , t. I, p · texte numérisé non relu

L’abbé Lebeuf. Cocheris , t. I, p

4. A. Vitu. La Chronique de Louis XI, dite scandaleuse, p. 42-53.

BOBIGNY

deux quartiers de terre et une maison avec son jardin sur la grande rue, tenant à une petite ruelle, pour lesquels ils payaient au total sept sous de cens. Les Rouveau, pendant plus d’un siècle notaires à Belleville, appartenaient, c’est assez probable, à la même famille que le Pierre Rouveau ici mentionné.

A la page 70, on voit que les enfants mineurs de Jean Lapostolle à cause de Jean-Frémin, charpentier, avaient une masure et jardin clos de fossés au bout de Bobigny, du côté de Saint-Denis, à l'angle formé par la grande rue allant à Saint-Denis et le chemin de l’Orme de la Motte, le long du Petit-Gué. Mathieu Paquotet, qui tenait en location les biens de ces mineurs, possédait une maison située devant le carrefour de la Croix, voisine de celle de Guillaume Andry.

Page 71, Gilles Bénard, manouvrier, est marqué comme possédant à Bobigny, sur la grande rue, entre Jean Delolme et Colin Berthe, une maison, masure, cour et jardin, pour lesquels il payait cinq sous de cens.

Page 72, Jean Blancheteau aîné, vigneron, demeurant à Noisy-le- Sec, entre autres biens à Bobigny, est dit posséder un demi-arpent de terre, sous la Justice, attenant à l’arpent de terre légué par Thomas Béquignart, à la fabrique; et posséder également, par moitié avec les héritiers de Thomas Béquignart, la masure de la Barre, située sur la grande rue et voisine de la grange du château.

A la même page 72, Denis David, marié à une hile de Simon Lhuillier, est dit demeurer à Bobigny et y posséder un quartier de vignes.

Il est aussi marqué, à cette page 72, que les enfants de Thomas Dufour et ses héritiers : Simon Dufour et Pierre Dufour, frères, paroissiens de Bobigny, y avaient une maison, cour, puits, granges, étables, jardins, le tout comme il se comporte, et situé sur la grande rue, tenant par derrière à la sente des murs du village, avoisinant d’un côté Perrin Mouchet et de l’autre les héritiers Pierre Corbin; et ils possédaient encore en plusieurs pièces soixante et dix arpents ou environ sur le territoire.

Marx, ou pour mieux dire Marc Régnart, laboureur à Pantin, est dit, à la page 76, propriétaire de onze arpents de terre en une pièce, située au val Pantin, jadis la propriété de Berthaut de Landres. Dès le lendemain de la prise de Paris, le 14 avril 1436, le connétable de Riche-

mont institua Michel de Laillicr, qui lui avait ouvert les portes de cette ville, prévôt des marchands, et il désigna en même temps quatre nouveaux échevins, qui furent Collinet de Neufville, Jean de Grandrue, Jean du Belley et Pierre de Landres, tous les quatre originaires de Paris.

Pierre de Landres, père de Berthaut de Landres, possédait un tief sur Drancy, en censive de Bobigny, consistant en une masure et deux arpents et demi de terre. Il recueillit de ses père et mère une riche succession qui lui permit, en 1420, d’affermer, avec Philippot de Brabant et autres associés, l’exploitation des monnaies du nord de la France et de prêter au roi une somme de mille écus d'or, garantie par l’évêque de Beauvais.

Pierre de Landres succéda, en juillet 1420, à Renaud de Thumery, comme maître particulier de la monnaie de Paris, sous la caution de deux de ses confrères, Philippot de Brabant et Germain Vivien. Resté à la tête de l’atelier monétaire de Paris jusqu’au 7 janvier 1427, il le transmit à Rémond Marc. Charles Vil n’oublia point les services rendus à sa cause par Pierre de Landres, et, dès le mois de juin 1436, le créa général maître des monnaies; mais il ne fut reçu que le 22 février 1437, sur l’ordre exprès du roi. En 1441, le même prince le nomma, avec Gaucher Vivien, général réformateur des monnaies dans tout le royaume, et renouvela ses pouvoirs les 5 novembre 1442 et 11 avril 1444, après la réduction du nombre des généraux maîtres. Il remplaça Michel de Laillier comme prévôt des marchands le 23 juillet 1438 ; à l’expiration de sa magistrature, le 23 juillet 1640, il fut maintenu « pour ce que à ce temps il estoit absent pour les affaires de la ville »; de même le 30 juillet 1642, cette fois « a la prière et par lettres missibles du roi ». Il céda la prévôté en 1444 à Jean Baillet. Pierre de Landres laissa, d’un second mariage avec Colette Barbière, fille de Guillaume Barbier, écuyer, un fils Denis, mineur en 1447; sa fille Pernelle, mariée à Jean de Vaudetar, fut inhumée à Saint-Merry. Cet article est entièrement emprunté à M. Alexandre Tuéty, le savant annotateur du Journal d'un bourgeois de Paris (1405-1449, pages 222-224).

Même page 76 de la copie dudit terrier, Guillemin ou Guillaume Andry, héritier pour un quart de Thévenin Andry, son père. Cet opulent laboureur ne possédait pas moins de cinquante arpents de terre sur Bobigny. Il mourut en l’année 1508, ainsi qu’on le voit gravé sur sa

pierre tombale, dont nous avons reproduit l’inscription Il avait épousé Jeanne Béquignart, fille de Thomas Béquignart, possesseur du fief de ce nom, riche héritière à laquelle il laissa en mourant quatre enfants en bas âge.

Thévenin Andry ou Étienne, père de Guillaume, marguillier de la fabrique de Bobigny en 1570, paraît avoir été le fermier de Jean, bâtard d’Aunay, et être devenu l’acquéreur de ses propriétés, lorsqu’on eut la certitude qu’il était mort dans les prisons d’Angleterre. La maison de Jean d’Aunay, avec son jardin de cinq quartiers, était située à l’entrée de la rue du Moustier et proche de la maison curiale, ainsi qu’on le voit écrit à la page 80 de la copie du terrier dont nous faisons ici une sorte d’analyse historique, tandis que la maison particulière de Thévenin Andry paraît avoir été sur la place du carrefour de la Croix, entre le presbytère et la ruelle du château.

Dans la nomenclature des biens laissés à ses enfants, après sa mort, par Jeanne Andry, fille de Thevenin Andry, sœur de Guillemin Andry et femme de Thomas Dufour, cette dame paraît avoir eu pour habitation et propriété avec son mari la maison dite des Marmousets, située sur la grande rue et longeant par côté celle de Dîne-Souris. Ses biens en terres, du côté paternel, pouvaient s’élever à Bobigny, comme ceux de Guillemin Andry, son frère, au chiffre de cinquante arpents de terre.

On voit, à la page 81, que Toussaint Pierrot, laboureur à Bobigny, au lieu de Jacquet Corbin, avait deux masures sises à l’opposé l’une de l’autre et voisines de l’église.

Page 8 r, Raoulet le Noir, laboureur, demeurant à Bobigny, au lieu de Jean Milcent, avait sa maison devant le château, sur la grande rue et près du four bannier.

Page 83, les enfants de Thomas Béquignart, Mariot Béquignart, laboureur à Bobigny, Jeanne Béquignart, femme de Guillemin Andry, Jeanne Béquignart, femme de Jean Dufour, la femme d’Étienne Troussevache, laboureur à Noisy-le-Sec, la femme de Perrin Pinel, laboureur à Bondy, et Thomas Béquignart, laboureur au Petit-Drancy, tous héritiers de leurs père et mère pour des biens importants ; néanmoins, Mariot Béquignart, par diverses acquisitions qu’il fit dans le cours de sa vie,

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