Aug. Longucm. Domin. tingl., p
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Meaux, chevalier, et de Gérarde Bureau, tille de Gaspard Bureau, dernier grand-maître d'artillerie de ce nom. Il est plusieurs fois parlé dans le terrier des hoirs de Charles de Montmorency, seigneur de Bobigny, de la veuve de Denis Thumery et de leurs héritiers (pages 73, 88 et 107). La veuve de Denis Thumery était Françoise de Longueil, tille de Jean de Longueil, seigneur de Maisons, conseiller au Parlement de Paris et président aux requêtes du palais, et de Marie de Morvilliers. Denis de Thumery, son mari, écuyer, seigneur de Boissière, conseiller au Parlement de Paris, président aux enquêtes, mourut en 1488. Il était tils de Regnauld de Thumery, seigneur de Boissière, maître particulier des monnaies du roi, décédé le 12 octobre 1434, et inhumé dans l’église de Saint-Merry de Paris, et de Catherine Berruyer.
Du mariage de Denis de Thumery et de Françoise de Longueil, naquirent Jean de Thumery, Jacques de Thumery et Guillemette de Thumery. Cette dernière épousa Dreux Budé, seigneur de Villiers et d’Ierres. De leur union prit naissance Jean Budé, seigneur de Villiers et d’Ierres, secrétaire du roi et audiencier en la chancellerie de France, lequel contracta alliance avec Catherine le Picart, tille de Jean le Picarf, seigneur de Platteville, et de Catherine Poncher. On voit encore à Ierres la porte d’entrée du château des Budé. Le nom de Jean Budé, compagnon d’armes de Charles de Montmorency, se trouve cité à la page 84 cidessus de la copie du terrier.
A la page 100, on voit inscrit les noms de Hugues Bureau et de Jean Bureau, propriétaires de la terre du Colombier, à Bondy, voisine de celle de Bobigny, tils aînés de Simon Bureau. Ces fils de bourgeois furent anoblis par Charles VII, en récompense des éminents services qu’ils avaient rendus à la monarchie et à la nation dans leurs fonctions de grands-maîtres de l'artillerie française dans les différents sièges et combats qui signalèrent son règne. Gaspard Bureau, le troisième des fils de Simon Bureau, succéda à ses frères dans la charge de grand-maître de l’artillerie. Il mourut au commencement du règne de Louis XI, après avoir donné à ce prince les marques de fidélité que ses frères avaient données à son prédécesseur. Il avait en propriété la seigneurie de Villemonble 1 .
1. De Saint- Alais, t. XVIII, ire part., p. 3 et 4. — De la Chenaye-Desbois, t. XVIII, 2e partie, p. 460.
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Page 98, il est dit que Simon Lui Hier, laboureur à Bobigny, cinq ans avant sa mort, arrivée en 1476, fit diverses acquisitions sur le territoire. De Philibert Gohard, demeurant à Merlan, paroisse de Noisy-le- Sec, il acheta trois quartiers au canton des Plantes. Et de damoiselle Jeanne de la Chapelle il acquit également trois quartiers de terre, plus un demi-arpent planté en saules, sur la grande rue de Bobigny, tenant d’un côté à Pierre Santé et de l'autre côté à lui-même.
Jeanne de la Chapelle était fille de Jean de la Chapelle, auditeur en la chambre des comptes, qui fut exécuté, aux Halles, le 8 avril 1430, en même temps que Renaud Savin, procureur au Châtelet et plusieurs autres bourgeois et citoyens de Paris, parce qu’il avait formé le complot de chasser les Anglais de la capitale. Jean de la Chapelle et les autres conjurés furent mis à mort, par suite de la révélation qu’avait faite de ce projet au duc de Clarence, lieutenant du duc de Bethfort, Jean de Calais. Grands et petits se disputèrent les dépouilles de Jean de la Chapelle lorsqu’il fut amené au Châtelet et détenu prisonnier. Jean de Villiers, seigneur de l'Isle-Adam, se fit adjuger ses biens confisqués. Mais il fut obligé de soutenir un procès au parlement, contre Catherine, veuve du condamné, ses enfants mineurs et sire Michel de Laillier, conseiller et maître des comptes, lesquels réclamèrent du maréchal et des autres spoliateurs soixante livres de rente comme indemnité. Un arrêt du Parlement, en date du 30 janvier 1431, adjugea à Jeanne de la Chapelle les propriétés que son mari possédait à Paris, laissant le surplus au seigneur de l’Isle-Adam i.
Les quelques biens possédés à Bobigny par Jean de Néel et Jacques le Mire, de la parenté du maréchal, ne leurs seraient-ils point advenus par suite de ces confiscations }
A la page 99, maître Etienne Lallemant est dit possesseur d’un hôtel situé à la pointe de Bondy, paroisse de Noisy-le-Sec, acquis de Jean Nanterre, président des requêtes du palais, le 1 6 août 1456, à la place de Jean Budé; et acquéreur aussi, sur le territoire de Bobigny, de divers terrains enclavés parmi ceux de MM. Bureau, de maître Guillaume de la Haye, président du Parlement, de maître Étienne Luil lier, de maître Jean Lantier et de maître Étienne de Vielleville.
1. Aug. Longnon. Domin, angl p. 309 et Journal d'un bourgeois de Paris, Alex. Tuéty, p. 232.
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A la page ioi, se trouve la déclaration des terres que maître Jean Émery, chanoine de Paris, tient au terrouer de Bobigny-le^-Paris et aux environs en la censive* du seigneur : premièrement, à Bobigny même, sa maison seigneuriale, cours, grange, colombier, jardin et bergeries ainsi que le lieu se comporte, tenant d’une part à Guillemin Andry, et d’autre à lui-même, contenant sept arpents de terre ou environ, etc.
Ce chanoine était-il le ri ls de maître Pierre Emery, grand marchand de Paris, dévoué au connétable d’Armagnac, qui le chargea d’enlever les chaînes des rues de Paris, dans la crainte d’une révolte, et qui fut une des nombreuses victimes de l’effervescence populaire contre les Armagnacs, lors de l’entrée des Bourguignons dans la capitale en 1418. Après sa fin tragique à la Conciergerie, on trouva chez lui 29,356 livres de fer, que l’on déposa partie à la halle au blé, partie dans l’hôtel de la Trémcïlle. Robert le Doyen, quartenier du quartier des Halles, jugea àpropos d’employer ce fer à la réfection des chaînes de son quartier. Une action judiciaire lui fut intentée par Jeanne Émery, hile de Pierre Émery, mariée à Thomas de Herlay, à la suite de laquelle Robert le Doyen se vit condamné, par arrêt du 10 juin 1430, à payer 342 livres 16 sous, représentant la valeur de 29,000 de fer. Toujours est-il, que Marie Émery, femme de Simon Marcel, et sœur du chanoine dont il est fait ici mention, avait sa maison à Paris, rue des Juifs, derrière Saint-Antoine, et que cette maison avoisinait celle de Jean de Herlay, chevalier, l’époux de Jeanne Émery U
Enfin, à la page 103, nous trouvons la déclaration des héritages appartenant à maître Guillaume Paillart, avocat au Parlement, et premièrement, une maison, cour, étables, bergeries, granges et jardin, le tout fermé de murailles et assis devant le viel chastel de Bobigny (celui de la Bretesche, qui avait jadis appartenu à Jean de Gisors, et qui ne fut détruit qu’en 1584, lorsque Guillaume Perdrier construisit le manoir seigneurial dont Bobigny possède aujourd’hui les restes).
Guillaume Paillart n’appartenail-il point à la famille de Philibert Paillart, présidènt au Parlement, marié à Jeanne de Dormans, avec laquelle il acheta, vers 1365, de Philippe de Trie, seigneur de Moreuil et de Fontenay et de Agnès de Goussainville, sa femme, une partie de la seigneurie de Goussainville, apportée en mariage 1 an 1403, par Jacqueline