‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 62 sur 183 · Invent, des Arch. hospitalières , 1503-1506, p · texte numérisé non relu

Invent, des Arch. hospitalières , 1503-1506, p

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Paillart, leur tille, à Charles d’Aunay le Gallois, seigneur d’Orville et de Villeron et possesseur, par héritage de ses père et mère de la seconde partie de cette terre, ainsi que nous l’avons rapporté plus haut. Philibert de Paillart décéda le 2 août 1387, victime de l’épidémie dont Paris fut le foyer.

Quant aux religieux Célestins de Paris, dont il est fait mention à la page 109, comme propriétaires de divers biens au terrouer de Bobigny, nous en entretiendrons le lecteur, spécialement dans notre troisième chapitre.

Louis XII, dit le Père du peuple, chef de la troisième branche Capétienne, dite des Valois d'Orléans, venait de succéder en l’année 1418 à Charles VIII sur le trône de France. C’était l’époque de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb et aussi celle des Indes orientales par Vasco de Gama.

François Ier, chef de la quatrième branche Capétienne, dite des Valois- Angoulème succéda à ce prince en 1515 et continua la guerre entreprise en Italie par son prédécesseur. Il remporta contre les armées de Charles- Quint, la célèbre bataille de Marignan, dite des Géants; mais il perdit, en 1524, celle de Pavie, où il fut fait prisonnier, et ou il n’y eut de sauvé, suivant sa propre expression, que l’honneur. Henri II, son fils, monta sur le trône après lui, en 1547.

Déjà la prétendue Réforme de Luther s’était établie en Allemagne par le vol, le pillage et des désordres de tous genres. Henri VIII, roi d’Angleterre, faisait également triompher dans ses Etats par les mêmes moyens de violence, le nouveau mode de régénération religieuse. Et Calvin, de Genève, où il dominait en tyran, s’efforçait d’implanter dans notre France par les mêmes voies de coercition, les mêmes funestes erreurs. Mais la fille aînée de l’Eglise, entre les nations chrétiennes, se montra ardente pour la conservation de sa foi; le menu peuple en particulier et la bourgeoisie surent repousser la force par la force.

Au roi Henri II, mort en 1559 des suites d’une blessure reçue dans un tournoi, un an après l’expulsion définitive des Anglais du sol de la France (Calais en effet venait de leur être enlevé par la bravoure du Balafré), succéda François II, son fils aîné, âgé de seize ans. Un an environ après celui-ci, monta sur le trône Charles IX âgé de dix ans, le second des fils de Henri II, qui gouverna l’Etat sous la tutelle de sa mère Cathe-

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rine de Médicis. Ce fut sous la régence de cette princesse qu’eurent lieu les batailles de Dreux, de Jarnac et de Moncontour, remportées par les catholiques sur les calvinistes.

L’édit de janvier 1562 avait accordé à ces derniers l’exercice public de leur religion. Noisy-le-Sec, limitrophe de Bobigny, fut un des lieux où le nouveau culte fut autorisé par le roi. Il y était encore pratiqué en 1576, quatre ans après la Saint-Barthélemy, selon les Mémoires de l’Etoile. A Charles IX, mort en 1574, avait succédé Henri III, son frère, le dernier des fi ls de Henri II.

Dans le courant de cette même année 1574, arriva à Bobigny en qualité de vicaire et maître d’école Me Jean Tesnier. Il avait dû quitter sa province d’Anjou par suite d’une condamnation portée contre lui, s’étant rendu coupable de fausse monnaie. Il y avait sept ans qu’il remplissait dans la paroisse les fonctions honorables dont il était chargé, lorsqu’il fut dénoncé et arrêté comme récidiviste. On l’enferma d’abord dans les prisons du Châtelet et ensuite dans celle du For-l’Évêque d’où il ne sortit qu après un procès que poursuivit contre lui la Cour des Monnaies et qui se termina par une condamnation par laquelle il fut irrévocablement banni du royaume, son appel au Parlement ayant été repoussé.

Nous mettons sous les yeux du lecteur la copie des diverses pièces de cette procédure assurément peu édifiante, mais instructive à plusieurs points de vue :

PROCÈS-VERBAL

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