SCÈNE DIXIÈME
PAOLA
Espérons-le, 'mon Dieu! Tâchez de dormir, monsieur! ALCIDE.
Mais loi, Paola, ne songes-tu pas à prendre un repos réparateur?
PAOLA, Tivement.
Non, je vais achever ma tapisserie.
ALCl DE, à part*
Compris... la tante Vétulie. (Haut.) Alors, bonsoir. PAOLA.
Bonsoir, mon ami.
ALCIDE
Qu’on est bien dans la position horizontale... On est joliment bien, Paola!
ADHÉMAR, à part.
Je ne trouve pas, moi!
PAOLA, A part.
Ne lui répondons pas.
ALCIDE, rêveur.
Après tout, je ne l’ai peut-être pas tué... mon Figaro me l’apprendra demain matin. 1! sait tout, le Figaro. Toute la question est de savoir si l’inclinaisou de mon fusil...
PAOLA
Si vous parlez toujours, vous ne vous endormirez Jamais.
ALCIDE
C’est parfaitement juste, ce que tu dis là. (s'eD.loniiant.) Plus je parlerai, moins je m’endormirai. Bonsoir, Paola.
Nouveau silence — Paola se lî^vo et s'approche douccmcDt du lit. PAOLA.
Il dort... enfin !
ADHÉMAR, dont on voit U têtu sous le . — Bas.
Madame...
PAOLA, bas.
Silence !
JCI/MÉDORÎ
ADHÉMAU,bas. *
Si VOUS saviez comme je suis mal ù mon aise.
PAOLA
Patientez un peu.
ADHÉMAR
Il m’écrase de tout sou poids, votre mari.
PAOLA
Je vais préparer votre évasion.
Adhéoiar disparaît de nouveau. — Paola va onvtir doucement la porte du foud .
ALCIDE, se réveilluat comme soulevé et se mettant sur sou séant.
Voilà qui est singulier.
PAOLA, se retourne et voit Alcide assis.
Hein? Qu’as-tu encore?
Paola, si nous étions à Lisbonne ou dans toute autre contrée volcanique, je dirais que je viens de ressentir la secousse d’un tremblement de terre.
PAOLA
Es-tu fou?
ALCIDE
Je t’assure que mon lit a remué.
PAOLA
Tu as rêvé cela... AlHoos, rendors-toi.
ALGIDE, so recouchant.
C’est possible. Tu ne songes toujours pas au repos, toi, Paola ?
Mais non.
PAOLA
ALCIDE, à part.
Toujours Vétuliel
ADHÉMAR, sous le lit.
J’ai une crampe !
Silence.