SCÈNE V
Les Mêmes, MAXIME.
GENEVIÈVE, prenaol Marthe par la main.
Là, monsieur, regardej-nous bien... voici deux jeunes filles. 11 y eu a une qui est votre cousine... Eh! bien, devinez laquelle?
IG ! LES INGRATS
MAXIME
S’il fallait dire quelle est la plus charmante, je ne saurais pas.. Mais cinq ans ont beau faire d’une enfant une femme accomplie, les yeux peuvent encore reconnaître celle que le cœur n’a pas oublié.
GENEVIÈVE
C’est très-joli, mais cela ne répond pas. Voyons, qui suisje? qui esl-e'.le ?
MAXIME, gaiemeot.
Vous êtes toujours le lutin d’autrefois. Bonjour, Geneviève.
GENEVIÈVE
A la bonne heure. Ah ! si vous ne m’aviez pas reconnue, je vous aurais détesté pour toujours. N’est-ce pas, papa?
MAXIME
' Vous avez changé en effet, vous avez embelli, mais vos traits sont les mômes. Je n’avais qu’à vous reconnaître, tandis que Mademoiselle...
Vous ne me connaissez pas? Vous m’avez vue cependant autrefois.
GENEVIÈVE
Ma cousine Marthe venait parfois à la maison avec son père...
LETOURNEUR
Comment I... la petite Marthe I...
GENEVIÈVE
Vous ne vous en souvenez pas?
MAXIME, à Marthe.
Non, j’ai beau chercher... je vous demande pardon, mademoiselle.
MARTHE
Oh! je n’étais qu’une enfant, et je me faisais si petite !
LETOURNEUR, k part.
. Il ne manquerait plus qu’elle se plaignit ! (Haut.) Ça, vous allez vraisemblablement causer autre chose que d’affaires, évoquer vos souvenirs d’autrefois... Paul et Virginie...
LES INGRATS
Estelle et Némorin,.. c’est toujours nouveau,., seulement le cabinet d’un banquier n’est paâ précisément fait pour les idylles !
GENRVIÈVE.
C’est cela, mets-nous à la porte, père barbare, on n’est pas plus galant!
LETOURNEUR
J’ai été galant avec ta mère... c’est déjà bien joli.
GENEVIÈVE
Je t’ai souvent même entendu dire que c’était trop!
LETOURNEUR, A Maxime.
Elevée aux Oiseaux ! Comment la trouves-tu î
MAXIME
Au premier abord, charmante 1
LETOURNEUR
Je te l’avais dit. Tu es un heureux mortel !