‹ Bobinette, vaudeville en 1 acteChapitre 70 sur 106 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

Les Mêmes, LETOURNEUR, MAXIME, GENEVIÈVE,

MARTHE. '

PATDREL.

Ab I Letourneur! Enfin I (Saioant.) Mesdemoiselles!...

Il y a une demi-heure que je vous cherche. . .

PATURBL.

Vous étiez dans le bal î

GENEVIÈVE

Et nous avons déjà fait un tour de valse...

RAOUL, à Heori.

Joli profil... Elle a la ligne!

HENRI

Me ferez-vous l’honneur, mademoiselle, de m’accorder la valse prochaine?

LES INGRATS

GENEVIÈVE) coQsnlUat soo carnet.

La prochaine, non, monsieur, la troisième si vous voulez 1

(Henri s’incline.)

RAOUL, regardant Marthe.

Pas mal non plus, la suivante 1

GENEVIÈVE, à Maxime.

Mais vous êtes tout sombre, mon cousin 1 Qu’avez-vous donc ?

Rien. Je vous trouve trop charmante.

GENEVIÈVE

Ah! Est-ce que vous seriez d’humeur jalouse? Moi, je déteste Othello !

RAOUL

C’est votre béte noire ?

GENEVIÈVE

Très-joli! (a Marthe.) Tu ne trouves pas?

MARTHE

Si fait. t,

GENEVIÈVE, railleuse.

Tu as aussi un air de t’amuser, toi...

MARTHE

Tu sais, je suis si bizarre. Cette musique, cette foule, tout me donne mal aux nerfs. 11 ne faut pas s’occuper de moi l

MAXIME

Voulez-vous VOUS retirer, mademoiselle?

MARTHE

Ce serait cruel pour Geneviève î elle est heureuse 1

MAXIME.' '

Et vous?

Moi aussi I j’al le reflet de son sourire! (Ella etoM a?ee Maxime.) ^ '

LES INGRATS

GENEVIÈVE

Ma bonne Marthe I

LBTOUHNRUR, à H«nrl.

Et voulez-vous me présenter?

HENRI

Patience 1 c’est tout un siège à faire ! Il y a une véritable tactique à employer pour isoler doucement le ministre des groupes qui l’enserrent, pour le pousser sans affectation, lentement, respectueusement, sûrement vers le canapé où une dernière et savante manœuvre le forcera à s’asseoir et alors une fois là, il ne s’agit plus que de se glisser avec adresse à côté de son excellence. Le ministre ne peut plus s’échapper. On à son oreille on le tient.

LETODRNEUR,

II est bouclé !

HENRI

Et tout dépend alors de l’éloquence qu’on peut déployer... En trois minutes il faut avoir tout dit.

LETOURNEUR

Un éclair... v-

La foudre!

LETODRNEUR, t Henri.

Vous êtes un homme admirable décidément.

HENRI

Un tacticien de salon... le salon est aussi un champ de bataille.

PATUREL

Et je le préfère.

LETODRNEUR.

A propos de champ de bataille, j’ai aperçu tout à l’heure, là-bas, le commandant Ilerbéut.

' HENRI

Ici !... le commandant !

LETOURNEDR.

Je me demande ce que vient faire ce Lacédémonien dans les antichambres du pouvoir!

LES INGRATS

PATUREL

Voilà bien de vos idées I le commandant peut parfaitement être ici sans rien demander I J’y suis bien, moi I ^

Âu reste, ça le regarde. (On entand on air de valse.) .

GENEVIÈVE

La valse I... Votre bras, Maxime, (a Henri.) La troisième seulement I... (Henri s’incline et prend Baonl à part.)

HENRI

Que peut venir faire 'chez le ministre le commandant Herbaut? Eh I qu’importe ! (a Raoni.) Allons ! à l’assaut maintenant.

RAOUL

Je vais prouver à M. Letourneur qu’il n’y a pas le moindre bon sens à donner sa fille à un prix de Rome... ce serait rafraîchissant! (Maxime sort avec Geneviève. Letourneur donne le bras è Marthe, Patnrel les soit, Raoul sort le dernier.)

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