ETUDES SCIENTIFIQUES
écrit dans la Généalogie des Dieux (XV, 10) : « Déjà mûr d'âge, sans que personne me poussât, sans maître, je mis à profit le peu que je savais et je commençai à lire et à m' assimiler les œuvres des poètes. »
Paolo de Dagonari, surnommé Geometra ', « pour qui l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie n'avaient point de secrets », lui montra, au moyen d'instruments imaginés par lui, les merveilles du ciel, « dont les autres, écrit Boccace, ont coutume de raisonner par ouï-dire 2 ».
Il eut aussi pour maître Andalone del Negro, de Gênes, astronome et médecin de la cour, qui avait publié plusieurs traités scientifiques et dont la réputation était établie. Andalone lui enseigna, a-t-il écrit, les mutations de la lune, la cause des éclipses et à connaître la marche de Mars « rougeâtre », de Jupiter « tempéré », de Saturne « paresseux » ; il sut de lui les vertus et le sexe des planètes, leur influence sur le corps humain et leur empire absolu sur le monde entier ; il apprit aussi que « toutes les étoiles tirent leur lumière du soleil 3 » . A la vérité, Boccace ne jouit pas longtemps de ses leçons : Andalone mourut fort âgé, avant 1334, époque où il lui fut nommé un successeur dans la charge d'astronome officiel4.
1. De Hortis, Accenni aile Science Naturali nelle Opère di G. Boccaccio, Trieste, 1877, p. 8.