‹ BoccaceChapitre 12 sur 112 · Arnaldo della Torre, La Giovene^a di Boccaccio, p. i · texte numérisé non relu

Arnaldo della Torre, La Giovene^a di Boccaccio, p. i

Cependant, malgré l'autorité du maître, il resta quelque doute dans l'esprit de Boccace sur la solidité de ses déductions. On lit dans le Commentaire de la Divine Comédie : « C'est une absurdité et une hérésie que de penser que les constellations imposent aux hommes une nécessité '. » Toutefois, ailleurs, il admet cette influence, tout en déclarant que la complication des mouvements sidéraux est si grande que les hommes n'en peuvent démêler la véritable signification *. L'insistance avec laquelle Pétrarque lui écrit que les astrologues sont des dupeurs montre qu'il pensait que son ami avait grand besoin d'être mis en garde contre leurs supercheries 3.

Dans les Infortunes des Hommes Illustres, il donne un exemple de la façon dont Andalone conduisait ses leçons ; c'est dans sa bouche qu'il met l'apologue du débat entre Pauvreté et Richesse, dans lequel Pauvreté terrasse Richesse et, pour toute vengeance, l'oblige à attacher la Fortune à un pilier duquel il est loisible à chacun de la détacher4.

Boccace était doué sans doute d'une extrême facilité

i. Dans le commentaire du chant xv de la Divine Comédie, à l'occasion du \ers : « Ed cgli a me, se tu segni tua Stella », il explique la façon d'opérer des astrologues, qui, entre autres choses, dit-il regardent quelle est la planète qui se trouve à l'Orient au moment de la naissance d'un enfant....

■2. De Hortis, Accenni aile Science, p. 14.

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