Par exemple, let. XXIII, XXIV, trad. Davelay
4. I.iv. III, début. Andalone veut montrer par là la vérité de cette maxime d'astrologie : « Il ne faut point accuser les astres quand celui qui est dans l'affliction a lui-même causé son malheur. »
d'assimilation ; dans la Vie de Dante, il. dit : « Lorsqu'on a des dispositions pour un art, à la moindre petite leçon, on devient un maître consommé. » Et ce n'était point là suffisance ; ses contes, de même que ses romans, montrent qu'il avait une connaissance très étendue de toutes les sources littéraires auxquelles il pouvait puiser ; il composa des dictionnaires historique, géographique, mythologique, qui révèlent une culture très complète ; tous les classiques et tous les ouvrages d'érudition que Pétrarque avait étudiés lui furent connus, ce semble. Il était, en outre, expert en botanique, car, dans Y Ameto, se trouve une description exacte et minutieuse des fleurs, des plantes, des arbres et des herbes croissant en Italie avec leurs propriétés respectives \
La science de Boccace nous réserve parfois d'étranges surprises ; ainsi il pense que le poumon est l'organe de l'intelligence et qu'il jette au dehors et aspire tour à tour, comme un soufflet, les pensées ; les songes sont occasionnés par les vapeurs humides qui s'exhalent de l'estomac et obstruent les artères ; les goulus ont les yeux rouges et larmoyants, parce que les vapeurs provoquées par l'excès du boire et du manger leur montent dans la tête et sortent par les yeux ; la luxure a son siège dans la veine du talon. En fait d'histoire naturelle, Boccace nous apprend que les mouches naissent
i. P. de Nolhac, Pétrarque et l'Humanisme, Paris, 1907, t. II, p. 43.
de la pourriture des eaux et les guêpes des entrailles des ânes ; quand la baleine ouvre la bouche, il s'en dégage une odeur qui attire tous les poissons du voisinage dont elle se nourrit ; les cygnes sont si agiles qu'on ne peut les atteindre qu'en les réduisant par ' la fatigue, et cette agilité leur vient de l'humidité de leurs humeurs. Il raconte l'histoire d'un dauphin sur le dos duquel un enfant était monté ; une tempête tua l'enfant, et le dauphin en eut une telle douleur qu'après l'avoir déposé sur le rivage il en mourut. En ce qui concerne la géologie, Boccace se borne à dire que les pierres » ont une structure froide et sèche »; que le feu « transforme les minerais en métal, donne naissance au fer et perfectionne l'or ». L'ambre est une gomme qui sort de certains arbres affectionnant l'humidité et que l'on trouve le long du Pô ; elle s'épanche à l'automne quand le soleil commence à décliner \
A vrai dire, il ne peut s'empêcher d'être poète, même dans ses œuvres d'érudition ; au moment de parler des forêts dans le Dictionnaire géographique, il remarque « qu'elles sont l'ornement des montagnes, comme les cheveux sont l'ornement des femmes et comme la barbe est l'ornement des hommes ». A propos de la colline du Vatican, tout ce qu'il songe à en dire, c'est « qu'elle passe pour avoir été le lieu où Jupiter fut nourri et élevé ». D'autre part, l'un de ses sonnets fait
i. 'jénéalogie des Dieux, de Hortis, Accenni aile Science.