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Margherita di Gian Donato de Martolis

3. Le premier traducteur français du Filocopo n'hésite pas à la nommer Jeanne. Voir Crescini, Contributo alli studi sul Boccaccio, p. 5o-66.

Templiers, qui eut lieu en 1312-1314. Boccace, en en terminant la description fort dramatique que contient son livre des Infortunes des Hommes illustres, ajoute : « Ainsi le racontait Boccace mon père, qui disait avoir été présent à toutes ces choses. »

Boccace ne pardonna jamais « à celui à qui il donnait le nom de père » d'avoir délaissé sa mère, et il représente sa ruine en 1342, et la perte des biens que lui avait apportés sa femme Margherita, comme un juste châtiment.

Boccaccino exerçait le métier de changeur et de prêteur ; on a son livre de comptes pour l'année 1318 ; sa raison sociale était « Simon Janis Orlandini, Cante et Jacobus frères et fils, Ammanati et Boccaccino Chiline de Certaldo1 ». Boccaccino prit l'enfant dans son comptoir, et il lui fallut apprendre à calculer, à chiffrer, à tenir des livres de comptes ; il en conçut contre le commerce, contre le négoce, contre l'argent une haine que les années n'effacèrent jamais. Commentant le passage de la Divine Comédie, dans lequel Dante s'élève contre ceux qui s'adonnent au gain, Boccace les accable à son tour longuement ; il proclame « qu'acquérir et garder la richesse ne se peut sans péché »; il raille « ceux qui, la gueule ouverte, ne songent qu'à absorber le bien d' autrui » et les représente vivant dans des

1. Il faisait partie d'un des grands conseils en i332, était chargé de surveiller la fabrication des monnaies en 1 345 et de l'approvisionnement de la ville en 1347. — Landau, Giov. Boccaccio, trad. Ant. Traversi, Naplcs, 1881.

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