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Landau, trad. Traversi, p

FORTUNE DU « DÊCAMËRON »

miers typographes allemands n'avaient pas passé les Alpes depuis cinq années que le DécamérOn était imprimé ; en sept années, il y en eut cinq éditions : Venise, 1471 ; Mantoue, 1472; Bologne, 1476 ; Vicence, 1478, plus une édition sans lieu ni date \ La vogue en fut si grande que Savonarole fit brûler quantité d'exemplaires sur les places publiques de Florence, durant le carnaval de 1497. On détruisit en même temps les œuvres de Pulci et les poésies de Pétrarque.

Il en alla de même en France ; il est assez curieux de constater qu'au xve siècle on lisait beaucoup plus les Infortunes des Hommes Illustres et la Généalogie des Dieux que le Dêcamêron. Le Décaméron n'a été traduit qu'une fois avant le commencement du xvie siècle, en 1485, par Premierfait, auquel le duc de Berry avait commandé ce travail ; comme il savait peu d'italien, Premierfait fit d'abord traduire le texte italien en latin par un moine franciscain, puis le mit en français2. Au contraire, la traduction des Infortunes des Hommes Illustres fut imprimée quatre fois durant le

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