Villano », « ingannatore » (Filocolo
5. « Indegno di taie sposa »; « Ma gli Iddii non curantisi di perdere la fede di si vile uomo..., riserbando le loro vendette a giusto tempo... », et le passage cité ci-dessus (p. 12, note 1). En outre, la fin de YAmeto contient un tercet souvent cité : « ... La cruda ed orribile vista D'un vecchio freddo ruvido ed avaro Ogn'ora con affanno più m'attrista. »
•>(i LA JEUNESSE
et tel fut en effet Boccace. Pourquoi voudrait-on que son attitude à l'égard de son père ait eu la rigidité inflexible d'un dogme? Voilà qui ne lui ressemblerait guère! D'ailleurs, en un temps où l'autorité paternelle conservait toute sa force, est-il si surprenant que ce père sans indulgence, et monté par une marâtre, ait administré à lin gamin « folâtre », c'est-à-dire peu discipliné *, une de ces semonces accompagnées de taloches et de menaces, dont un enfant peut fort bien conserver une impression d'effroi durable? La belle-mère sans doute renchérit sur son mari, et voilà les deux ours identifiés. En serrant d'un peu près le récit allégorique du Filocolo, on en tire donc ceci : Giovanni quitta la maison paternelle2. Il fit plus : il s'éloigna de Florence3, et mit entre -sa marâtre et lui un espace propre à éviter le retour de scènes pareilles.
Beaucoup plus tard, quand il eut franchi le cap de la cinquantaine, Boccace a écrit cette page, libre de toute allégorie, et qui mérite d'autant plus d'être citée en entier :
En ce qui me concerne, la nature m'a prédisposé à l'élude de la poésie dès le sein de ma mère, et autant que j'en puis juger, c'est pour cela que je suis né. Car il me souvient que, dès mon enfance, mon père mit tous ses soins à faire de moi un commerçant, et je n'avais pas encore franchi le seuil de l'adolescence que, m'ayant fait apprendre l'arithmétique, il me mit en apprentissage chez un grand négociant, sous la direction duquel, pendant six ans, je ne fis que gaspiller un temps que l'on ne rattrape plus jamais. Ensuite, certains indices ayant fait paraître mon aptitude