Ep. Variœ, 7 (voir aussi Fam,, XVI, 12; Var, 25, etc
HAUVETïe. — Bocpace, #1
eu lier pour les Florentins qui avaient vu les troupes milanaises menacer leurs murs l, le belliqueux prélat était le pire ennemi de la paix et de l'indépendance des villes les plus florissantes. Pétrarque ne pouvait méconnaître le danger que constituaient pour l'Italie les appétits de cet entreprenant archevêque : n'était-il pas, de toute évidence, le plus turbulent de ces « seigneurs » auxquels le poète avait adressé, quelques années plus tôt, le touchant appel de sa canzone « Italia mia 2 »? Boccace avait encore présents à l'esprit les propos sévères que, lors de leur entrevue de 1351, Pétrarque avait tenus devant lui sur le compte de ce tyran, de ce dévastateur, de ce traître3; et voilà que tout à coup, en passant par Forli, un bruit étrange parvient à ses oreilles : l'ermite de Vaucluse s'est fixé à Milan. — « Cela est impossible! » avait d'abord déclaré Boccace." Mais à peine arrivé à Rave nue, il vit entre les mains d'un ami commun 4 une lettre de Pétrarque qui ne laissait subsister aucun doute. « Maintenant, s'écrie douloureusement Boccace, il faut s'attendre à tout! » Et il saisit sa plume pour exprimer à son grand ami la profonde indignation qui bouillonne dans son cœur.
Sa lettre est fort vive. De tous les admirateurs de