‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 122 sur 199 · Voir le texte ci-dessus, p. 325, note · texte numérisé non relu

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3. C'est un des points que conteste F. Torraca : comment le Corbaccio serait-il désigné par les mots Carmen vulgare? — Evidemment, pas plus que le Dccaméron, le Corbaccio n'est en vers; mais Boccace n'était pas non plus berger! On peut critiquer l'emploi de l'allégorie pastorale; mais il ne faut pas affecter d'en ignorer la très simple interprétation.

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se retrouve dans l'églogue suivante (XIII, Laurea), dont le thème est la supériorité de la poésie sur le commerce. C'est un sujet sur lequel Boccace s'est étendu dans le Corbaccio l, et il y est revenu avec insistance dans presque toutes ses œuvres érudites. D'après son propre témoignage, il aurait ici poétisé une discussion réelle, qu'il avait eue à Gênes avec un riche marchand2; or, au cours de son ambassade à Avignon, en 1354, Boccace s'arrêta nécessairement à Gênes, tant à l'aller qu'au retour3.

Deux églogues religieuses suivent ces deux compositions d'ordre littéraire ; elles ont sur les précédents essais d'inspiration chrétienne (X-XI) l'avantage d'exprimer des expériences et des émotions personnelles. La plus fameuse, et sans aucun doute la plus touchante de tout le Bucolicum carmen, est la quatorzième, Olympia. dans laquelle le poète évoque le souvenir de sa fille Violante, morte depuis plusieurs années4, et d'autres enfants, dont nous ne savons rien. Violante-Olympia lui fait une brillante description du Paradis, où elle a retrouvé son aïeul Asylas (Boccaccino), et elle engage son père à s'y assurer lui-même une place, en pratiquant les œuvres de miséricorde ri. Le même accent personnel donne un vif intérêt à l'églogue XV où Boccace s'est mis

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