‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 155 sur 199 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. L'argument chronologique que Guido ïraversari (p. 12, d'un travail que je vais citer plus loin) a cru trouver dans une phrase où Boccace dit qu'il est « paululum ab inerti vulgo semotus et a ceteris fere solutus curis », est bien vague : cela indiquerait 1355-1359 (?).

4. « Ad te igitur mitto et tuo nomini dedico quod hactenus a me de Mulicribus clarls scriptum est » (cf. Hecker, p. 133, note).

On possède en effet deux copies de cet ouvrage qui présentent un texte et un classement des chapitres tout différents de la vulgate, constituée par les autres manuscrits et par les éditions. Dès 1879, M. Attilio Hortis avait signalé cette particularité d'après un élégant manuscrit de Florence, d'ailleurs très incorrect, exécuté au xve siècle pour les Médicis; le savant Triestin en avait extrait trois biographies et la conelusion, dont la rédaction était jusqu'alors inédite1. Plus récemment, un autre manuscrit contenant le même texte a été reconnu l\ la Vaticane, et une comparaison attentive de ces deux copies, si fautives et incomplètes qu'elles soient, a permis d'affirmer, avec une extrême vraisemblance, que l'exemplaire d'où elles dérivent, et qui appartenait à la « Libre ria parva » de S. Spirito, c'est-à-dire au fonds d'où dérivent les autographes les plus surs de Boccace2, était l'original autographe sur lequel avait travaillé l'auteur. Les erreurs, les bévues commises par les copistes ne s'expliquent pas seulement par leur ignorance et leur inattention, mais encore par la difficulté réelle qu'il devait y avoir à se reconnaître au milieu d'additions, de renvois, de ratures plus ou moins cora-

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