G. Traversait, op. cit.. particulièrement p
2. Celles de ces rédactions des trois chapitres qui diffèrent du texte de la vulgate ont été publiées par A. Hortis, p. 112-113.
3. Outre les chapitres figurant deux fois, il faut tenir compte de ceux où deux versions différentes d'un même fait sont rapportées côte à côte : dans la rédaction définitive, une de ces versions a été sacrifiée (c. 36, Circé: 79, Julia; 90, Agrippine; yoir Traversait, p. 6, 14 et 15).
1 à 741 (d'Eve à la Florentine Enguld racla, la « bnona Gualdrada » de Dante2) sont rangés dans un ordre chronologique satisfaisant, au point que Boccace, dans sa rédaction définitive, l'a peu modifié, malgré l'insertion de nombreux chapitres et quelques interversions peu importantes3. Mais arrivé au chapitre 74, Boccace, désireux peut-être d'atteindre la centaine, et comprenant que lexin,; et le xive siècles ne lui fourniraient plus vingt-six femmes illustres, changea radicalement de méthode : il revint à la fable et à l'antiquité, entremêlant dans un désordre auquel seul le hasard peut avoir présidé, les personnages mythologiques, légendaires4 et historiques : il emprunte quelques fables à Hygin5; onze notices sont tirées de Valère-Maxime 6, et
1. Ma numérotation est celle de l'archétype supposé; je n'y fais figurer que comme des bis (à leur rang) les chapitres qui sont des secondes rédactions de notices déjà mentionnées. La numérotation employée par G. Traversari est peu satisfaisante, d'abord parce que le chap. 63 (De Paulina) y est omis par erreur, mais surtout parce que l'on n'y trouve pas les chapitres manquants dans le cod. Medic, qui pourtant figuraient dans l'archétype, ainsi que G. Traversari le démontre fort bien.
2. Inf'erno, XVI, 37. Boccace rapporte sur ce personnage exactement la même chose dans son commentaire sur Dante, en disant qu'il a entendu raconter l'histoire de Gualdrada par un Florentin, Coppo di Borghese Domenichi, qu'il indique aussi comme source d'une de ses nouvelles (Décam., V, 9), et qui était déjà mort en 1353 (lettre de Boccace à Z. da Strada; Gorazzini, p. 35).
3. Le plus grave déplacement est celui d'Arachné, passée du trentième rang au dix-septième.
4. Ops, Junon, Vénus, Méduse, Procris (ch. 75-79), Rhea Sylvia (95), Thisbé (101),