‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 168 sur 199 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Malgré la répugnance que lui inspiraient les politiciens de Florence, Bocoace se résigna, durant l'été de 1365, à quitter sa studieuse solitude de Certaldo, et accepta de reprendre un rôle actif, encore que modeste, dans la vie publique de sa patrie. Plusieurs circonstances justifient sa conduite, en dehors du désir qu'il pouvait avoir de bénéficier du léger profit matériel que lui procuraient ces fonctions, d'ailleurs pénibles. D'une part, depuis le jour où la guerre de Florence contre Pise s'était terminée par un traité (28 août 1364), un grand calme régna dans la ville, et divers historiens se sont étonnés que, pendant une assez longue série de mois, il s'y soit passé si peu de choses ' ; cette tranquillité était de nature à réconcilier Boccace avec ses concitoyens, dont il a tant de fois dénoncé la turbulence. Mais surtout la mission qui lui fut confiée était d'une réelle impor-

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