‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 181 sur 199 · I. Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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médiocre exécuté en 1503; ses restes ont disparu. En vertu d'une loi sur les sépultures, promulguée en 1783 dans le grand-duché de Toscane, sa tombe fut ouverte, et Ton y trouva un crâne à côté d'un tube de fer blanc renfermant treize parchemins que ne put déchiffrer aucun des assistants1. Ces restes précieux, qui auraient dû être pieusement conservés, furent dispersés, et toute trace en semble perdue.

Tandis que poètes en langue vulgaire et humanistes, un Franco Sacchetti2 et un Coluccio Salutati3, gémissaient sur cette mort qui emportait si vite après Pétrarque la dernière gloire du xive siècle à son déclin, les bonnes gens de Certaldo, dont Boccace n'a jamais vanté l'intelligence, ne conservèrent d'abord de lui que le souvenir d'une espèce de sorcier : le diable, disait-on, réunissait, à son commandement, par un pont de verre sa maison à la curieuse colline qui lui fait face, lorsqu'il

1. Tel est le récit publié en 1825 dans YAntologia (t. XX), par Ipp. Rosellini : Letlera... sulla casa di G. Boccaccio in Certaldo, p. 86 et suiv. — Une polémique s'éleva au sujet de ce récit; voir deux lettres de F. Cateni, Sopra la tomba di G. Boccaccio, la première dans le Pïuovo Giornale dei Letterati (Pise, 1825, p. 100 et suiv.), l'autre imprimée à Colle en 1826. Voir aussi G. De Poveda, Del sepolcro di G. Boccaccio, Colle, 1827. — Au début de septembre 1913, lors de la célébration du sixième centenaire de la naissance du conteur, le curé de S. Jacopo de Certaldo exbuma des ossements qu'il présenta comme ceux de Boccace. La découverte éveilla quelque défiance; il faut attendre les résultats de l'enquête à laquelle ne peut manquer de donner lieu cette communication sensationnelle.

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