Filocolo, t. II, p
3. Filocolo : « lungamente >» ; « lunga stagione » (loc. cit.). — Amor. Visione : « Mollo prolissa speranza mi tenne in questa via » (cap. xlv, v. 67-68). l
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doit-on entendre par là? Un tercet de YAmorosa Visions nous répond : « Cinq fois vingt-sept jours s'étaient écoulés depuis que j'étais sous la domination de cette belle, quand mes peines furent enfin couronnées par la joie la plus parfaite1... » Il faut essayer de traduire ces diverses données par des dates.
Nous ne saurons jamais en quoi consistèrent les encouragements et les avances de Maria, qui mirent fin aux incertitudes du jeune amoureux; cependant on est assez tenté d'admettre que la conversation au cours de laquelle Boccace, après avoir sans doute fait briller son esprit, reçut de Maria la mission de raconter en italien les aventures de Floire et de Blanchefleur, fut une des occasions où elle témoigna au Florentin mieux qu'un intérêt banal : une estime et une confiance très flatteuses. A partir de ce jour, il put se considérer comme le poète favori, attitré, de Maria d'Aquino, et conçut de grands espoirs. Si cette scène se passa vingtquatre jours après le samedi saint 30 mars elle eut donc lieu dans la dernière semaine d'avril; d'autre part, les cent trente-cinq jours pendant lesquels se prolongea la cour très pressante de Boccace nous conduisent à peu près à la seconde semaine de septembre. Est-ce alors que l'amoureux atteignit le but suprême où tendaient tous ses efforts, et qu'il connut des joies dont il ne devait plus perdre le souvenir?
Quelques difficultés ont été soulevées. La nympbe Fiammetta de YAmeto raconte que son amant a triomphé de ses résistances par la ruse : il pénétra chez elle une nuit, en l'absence de son mari, et cela se passait à l'époque où le soleil se trouve dans la froide constella-