‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 28 sur 199 · Amor. Visione, cap. XL VI, v. 16 et suiv · texte numérisé non relu

Amor. Visione, cap. XL VI, v. 16 et suiv

tion du Scorpion — entre le 17 octobre et le 15 novembre, d'après Àndalo di Negro\ — Cette donnée est inconciliable avec celle de YAmo/'osa Visione; mais laquelle accepter? Lequel des deux ouvrages reflète le plus fidèlement la vérité? Lequel est le moins teinté d'allégorie? Peut-être les poésies amoureuses de Boccace plus spontanées, nous fourniraient-elles quelque secours, si elles ne nous étaient pas parvenues en si grand désordre et si incomplètes. Cependant celles qui évoquent le décor de Baies et de la région comprise entre le Pausilippe, le cap Misène, Pouzzoles et l'antique dîmes, au milieu du paysage enchanteur où se déroulèrent tant d'épisodes des amours de Boccace et de Maria, ont de grandes chances pour se rapporter aux événements esquissés dans YAmelo et dans Y Amorosa Visione; or parmi ces sonnets, il en est au moins deux qui doivent retenir ici l'attention. Dans l'un, le poète, après avoir rappelé toutes les montagnes célèbres du monde, déclare qu'aucune ne lui est plus chère que le sommet du cap Misène, car c'est là qu'il a trouvé l'Amour enfin pitoyable, là que l'ardeur de sa passion a été rafraîchie, et qu'un terme a été mis à sa détresse2. Le sonnet suivant, plus explicite encore, évoque en premier lieu le souvenir de Misène, le compagnon d'Énée chanté par Virgile, puis s'achève sur ces vers adressés au promontoire qui porte le nom du héros troyen : « Tu as été pour moi une retraite, un asile de paix, d'amour et de

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