Ils occupent 339 pages de l'édition Moutier
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Un det réniemîM 'i<: -* '.-ombrante mj i.ho-
• que l'on ne distingue plus du tout, dans ce
s uns et les autres invoquent uniformément le souverain Jupiter1. A la difîéreu ent marquée dans les
titué la distinction de race : Lelio et Ginlifl sont de vieille souche >in<:. tandis que nt de rois afri-
la trame d'un poème français, -ta m ment vers les modèles latins qu'il étudiait alors -urtout vers
ile et Ovide. Les rémini historiques et
mytholo, se près- us sa plume — assez
monotones d'ailleurs, et moins variées que dans « taines œuvres postérieures — tandis que les souvenirs de Dante se réduisent à peu près à rien*.
ju'il serait vain d'essayer d'atténuer, ne doivent pourtant pas nous rendre insensibles à de n de Boccace s'enrichira par la suite, il s'assouplira surtout: dès ce premier
i. \n phrase i m physionomie propre, qu'elb perdra plus. Elle acquerra plus de liberté, mais elle déroulera toujours ses plis majestueux en y entraînant
1. « 0 Sommo Giore! - s'écrient dans Leurs prières le chrétien Lelio i3l et sa fille Biancifiore (p. 1»); mais le païen Félix ne prie pas autrement (p. 25, 137 1, et Boccace, pour §on compte, emploie la même exclamation (p. lil).
Félix est an petit-fils d'Atlas, et la reine sa femme descend de Jarbas, roi de Mauritanie.
Dire que Lucifer {Boccace l'appelle Platon) a été relégué dans les « tenebrosi regni di Dite, circondati dalle stigie paladi * (I. p. 10) est à peine une réminiscence de l'Enfer. — Plus loin (p. 244), j'ai noté cette expression : Fileno voyant Biancifiore « s'accese del piacer di lei », qui rappelle un vers prononcé par Francesca : - Amor... Mi prese del costai piacer si forte - (lnf., V, 104). Les rapprochements tentés par Ausonio Dobelli II cult'j del Boccace io per Dante, Giornale Dantesco, t. V, p. 30 et suiv.) sont insignifiants pour cette première partie da FUocolo.
une quantité d'idées accessoires et de détails précis, dont l'accumulation va jusqu'à l'excès; elle est tout de suite oratoire et descriptive. Elle abonde d'ailleurs en jolis détails, en fines intuitions psychologiques, au moins quand Boccace décrit des sentiments qui lui sont familiers. Son originalité d'écrivain n'éclata jamais tout entière que dans les scènes où sa description pouvait s'associer au souvenir de quelque expérience personnelle. Tout le rôle du roi Félix, bassement cruel, malgré un vernis d'éducation chevaleresque, et affligé de perpétuelles crises d'indécision larmoyante, est d'une convention déplorable. Les deux petits amoureux au contraire sont charmants quand, fermant leurs livres d'étude, ils découvrent avec un ravissement réciproque la douceur de leurs regards et s'y abandonnent avec ivresse1; dès quatorze ans, Biancifiore est déjà une petite femme, soucieuse de sa beauté, désireuse de plaire2, et capable de jalousie3; l'aveu que Florio fait de son amour à son père a de l'ardeur et même de la crânerie4. Ses escapades nocturnes pour venir de Montorio rôder autour du palais royal en rêvant à sa belle, au clair de la lune, ont un vague parfum romantique5, et les entreprises inutiles dont il est l'objet, de la part de deux séductrices, pourtant très appliquées à le distraire, annoncent les scènes d'un caractère voluptueux qui abonderont clans l'œuvre du conteur. En somme, tout Boccace est déjà en germe dans cette première partie du roman ; il ne se lassera pas, pendant plusieurs années, de reprendre avec fort peu de changements ces