Ameto, dernière poésie (en tercets) du livre
't. Le passage de V Ameto relatif à ces deuils est cilé ci-dessus, p. 12, note 1 ; Boccace y revient dans la Fiammetta : « La inevitabil morte, ultimo fine délie cosc nostre. di più figliuoli nuovamente me solo ha lasciato al padre mio, il qnalc d'anni pieno, senza sposa,etc... » (p. 38).
fils, dont la présence jadis avait pu lui paraître importune à son loyer, et qui ne lu» avait pas donné toute satisfaction sous le rapport de la docilité ; mais c'est vers lui qu'il se tournait maintenant pour avoir un compagnon, dans sa solitude, et il l'appelait, selon toute vraisemblance, avec cette rudesse qui était dans son caractère et qu'admettait l'exercice de l'autorité paternelle. Boccace obéit, la mort dans l'âme, moins par tendresse assurément que par devoir, et sans doute aussi par nécessité : en se prolongeant, sa situation économique ne s'était pas améliorée; à Florence du moins, il allait partager la vie de son père; c'est par là que celui-ci *le tenait. Il partit donc de Naples par une maussade journée de décembre1, douze ans après y être arrivé, et il atteignait les bords de l'Arno dans les premiers jours de janvier 1341, au plus tard.
1. Les allusions à la saison pluvieuse et froide, à la neige, aux vents glacés, aux pluies qui font déborder les moindres ruisseaux, sont répétées avec insistance dans le récit du départ de Panfilo, dans la Fiammelta (p. 35 et 46).