‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 45 sur 199 · L' « AMOROSA VISIONE · texte numérisé non relu

L' « AMOROSA VISIONE

Les dispositions d'esprit dans lesquelles Boccace rentrait à Florence se devinent aisément : Naples représentait pour lui la liberté, l'étude et l'amour : à Florence, il haïssait l'esprit positif et querelleur d'une république de marchands et les perpétuelles agitations d'une démocratie soupçonneuse, turbulente, encore peu sensible aux plus nobles travaux de la poésie et de l'art; enfin il y retrouvait le souvenir des mauvais jours qu'il y avait passés dans sa première enfance1. Toujours épris de la femme qui l'avait trahi, et dont il s'était flatté d'abord de regagner les bonnes grâces, il sentit bien vite, de quelque illusion qu'il ait voulu se bercer, que son départ consommait une séparation définitive. En échange, que trouvait-il? Il nous le dit lui-même : « Tout ce que l'homme peut rêver de bonheur et de joie,

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