‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 51 sur 199 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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ACHEVEMENT DU (( FILOCOLO » 119

apparaissent, dans le récit d'Idalagos, les sévères appréciations de l'auteur sur son père, qui permettent d'en considérer la composition comme contemporaine de YAmeto. La conclusion enfin semble un peu postérieure au moins à la conception de la « Comédie des nymphes florentines ». Dans le « congé » de l'auteur à ce « petit livre qui l'a tenu doucement occupé pendant plusieurs années » — de 1336 à 1341, c'est-à-dire cinq ans, — on lit en effet ces recommandations : « Ton rôle est de charmer ma belle dame par les plaintifs accents de ta voix... Sois modeste comme le simple jeune homme qui t'a donné le jour : laisse il de plus excellents poètes les grands vers de Virgile; ceux du vaillant Lucain, laisse-les aux chevaliers et aux hommes d'armes, avec ceux de Stace. Celui qui aime vraiment doit suivre Ovide, dont lu glorifies les œuvres; mais ne te préoccupe pas de rechercher les vers mesurés du Florentin Dante, que lu dois suivie avec vénération, comme un très humble serviteur1. » Manifestement Boccace fait ici allusion à ses œuvres déjà terminées, notamment à ses poèmes d'allure épique, le Fllostrato et la Teseide; le Filocolo n'a pas d'aussi hautes visées : il lui suffit d'imiter Ovide, non pas seulement le poète des Amours et des Héroïdes, qui furent une des premières lectures de Boccace, mais plus particulièrement les Métamorphoses, qui inspirent en effet de notables épisodes du livre V. Ce roman, d'autre part, ne se pique pas de prendre pour modèle le poème de Dante — cette allusion ne peut s'appliquer qu'à YAmeto, puisque YAmoi'osa Visio ne est certainement postérieure; — cependant il lui fait quelques modestes emprunts,

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