‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 55 sur 199 · Filocolo, t, II, p. 249. Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Filocolo, t, II, p. 249. Voir ci-dessus, p

2. Ibid., p. 253-254. Il va sans dire que ce « monte Barbaro » n'est aucunement le Vésuve comme on l'a parfois écrit (V. Grescini, Contribuio, p. 64, n. 3), mais une des collines volcaniques qui s'élèvent au bord de la côte, entre Baies et Pouzzoles (voir Amati, Dizioncuio corografico).

morale et les plus blasphématoires, se vantant avec une complaisance particulière des tourments qu'elles avaient infligés à leurs amants à force de savante coquetterie, de perfidie calculée et de cruauté impénitente. Les dieux outragés les châtièrent sur place en les métamorphosant l'une en un bloc de marbre, les trois autres en arbres *. Boccace, en cet endroit, a prononcé un réquisitoire de la dernière violence contre les orgies, les débauches, et en même temps contre l'orgueil cynique et l'espèce d'impiété de certaines Napolitaines qu'il avait vues à l'œuvre.

Est-ce réellement Fiammetta qu'il faut reconnaître dans la protagoniste de ce cynique quatuor? Non seulement elle est bien la cruelle qui désespéra IdaJagos, mais les traits par lesquels elle peint la grande passion dont brûla le jeune poète qui l'aimait, s'accordent parfaitement avec ce que l'on sait de leur liaison 2. En outre, sous les noms baroques que portent les quatre coquettes, la leçon des manuscrits a permis à M. Crescini de retrouver les anagrammes Alleiram, Airam, Asenga (ou Esenga) et Annavoi, c'est-à-dire Mariclla, Maria, Agnesa (ou Agnese) et Jovanna 3. Alleiram étant la dame d'Idalagos, Mariella serait un diminutif, assez naturel, de Maria, la Fiammetta de Boccace4. La démonstration si ingénieuse de V. Crescini eût été

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