‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 56 sur 199 · L'épisode commence au t. II, p · texte numérisé non relu

L'épisode commence au t. II, p

2. V. Crescini, Contribufo, p. 64-66, où n'est pas relevé ce détail, les vers composés par Idalagos : « Egli... poetando, in versi le degne lodi délia mia bellezza pose tutte. » (p. 261-262).

3. V. Crescini, ibid., p. 66-69. Ces noms sont fort estropiés dans les éditions.

4. V. Crescini, ibid., p. 69. Dans la note 2 de cette page, V. Crescini propose de reconnaître Agnès de Périgord (voir ci- dessus, p. 43) dans Agnese; il est plus incertain pour les deux autres, et avec raison, car toute conjecture en ces matières manque d'une base solide.

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totil à l'ail probante si le savant critique avait renoncé à voir dans les expressions respectueuses employées ailleurs, notamment dans la dernière page fin roman, à l'égard de Fiammetta, la preuve que l'auteur travaillait encore à reconquérir le cœur de sa dame.

Les doutes que suggère cette contradiction ' se dissipent pour peu que l'on se représente comme il convient les dispositions de Boccacc, lorsqu'il écrivit cet épisode: il a quitté Xaples. il sait (pie l'amour de Fiammetta est à jamais perdu pour lui. et il exhale sa rage sans aucune retenue, avec celle rudesse qui lui était familière dans ses accès de dépit ou d'indignation; il le (ait d'ailleurs en dissimulant sa véritable pensée sons le voile d'allégories plus obscures (pie de coutume; ceci ne pouvait donc pas l'empêcher d'écrire, pour la galerie, en manière de conclusion, une page pleine de courtoise déférence, destinée à servir de pendant à l'Introduction. Il prèle à Caleone. rencontré par Filocolo en l'en liant à Xaples, quelques phrases mélancoliques entrecoupées de réticences, et inspirées par la tradition du dolce stil nuovo, sur l'éclipsé de l'étoile « dont le clair rayon avait jusqu'alors marqué le but vers lequel sa frêle barque s'était dirigée 2 ». Le ton de ces divers morceaux autobiographiques varie d'une page à l'autre avec une extrême rapidité, aussi vite que les états d'esprit très différents par lesquels passait le trop impressionnable poète. Ces

1. Ils ont été formulés récemment avec force par F. Torraca (Per la biogr. di G. B., p. 61 et suiv.), dont les conclusions nous paraissent tout à fait inadmissibles. V. Crescini est revenu depuis sur la question d'Alleiram, dans sa belle conférence consacrée à Fiammetta, prononcée à la « Lectura Dantifl » de Florence, le 10 avril 1918; et il a maintenu avec beaucoup d'autorité son interprétation de l'épisode (p. 32 et suiv. de la brochure, Florence, Sansoni).

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