‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 6 sur 199 · Filocolo, p · texte numérisé non relu

Filocolo, p

2. Amcto : les exilés de Troie « sopra le piacenti rive délia Senna ritennero i passi loro,... e fondarono una loro terra per abitazione perpétua c di loro e de' successori. De' quali essendo già dodici secoli trapassati, e del tredecimo délie dieci parti le nove compiute (l'année 121)0 esl donc révolue) .... di nobili parenti discese una vergine... ».

3. C'est ce que revient à dire le plus ancien biographe de Boccace, Filippo Villani, qui définit ainsi la condition de sa mère : « inter nobilem et burgensem ». Cf. F. Massera, Le pià antiche biografie del Boccaccio (Zeitschr. /'. roui. Philol., t. XXVII, p. 298 et suiv.), et Bulletin italien, XI, p. 191-192.

4. V. Crescini, Cont/ibuio, p. 14-15 : le nom Gannai des manuscrits (avec des variantes peu notables) se ramène à Gianna, soit Jeanne, comme Garemirta, dans le même récit, désigne une Margherita bien réelle, ainsi qu'on le verra.

5. Voir H. Cochin, Boccace, p. 2; Bull, ilal., XI, p. 192-193.

Ki aiicr. des le xive siècle, tant dans la noblesse que dans la bourgeoisie; nous savons par exemple qu'en L313, un « Thomas de la Roche, cousturier » habitait à Maris rue des Arsis, porte à porte avec Boccaccino1.

La naissance du petit Giovanni2 fut suivie, à bref intervalle, de l'abandon de la mère et de l'enfant : Boccaccino n'épousa pas; il regagna Florence, et y engagea «à Margherita di Gian Donato dei Mardoli la foi qu'il avait jurée à la trop confiante Jeanne3; puis, à une date qu'il est difficile de préciser, le petit garçon lui fut amené de Paris. Ici la mesure exacte du temps nous ('(•happe : car si Boccace raconte à la suite lune de l'autre l'histoire de la naissance, puis celle de l'abandon et du mariage, on n'est pas autorisé a en conclure que ces événements furent immédiatement consécutifs; le conteur saute volontiers, sans transition, d'un fait à un autre, dans ces narrations si touffues de ses œuvres juvéniles. Mais d'autre part, si la jeune femme appartenait réellement a une bonne famille, cette histoire de séduction, de maternité et d'abandon ne saurait avoir passé inaperçue, et le scandale qui en résulta dut donner ii réfléchir à Boccaccino : les Lombards étaient fort

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