‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 83 sur 199 · Ep. l'ain., XI · texte numérisé non relu

Ep. l'ain., XI

2. Pétrarque l'annonçait à Boccace par une lettre datée de Vérone le 1er juin (Ep. Fam. XI, G).

longues causeries auxquelles fut •mployé le temps trop court que le conteur put passer à Padoue, en avril 1351 : « Tu n'as sans doute pas oublié, écrit-il de Ravenne le 18 juillet 1353, comment, il n'y a pas encore trois ans, je me suis rendu auprès de toi, envoyé par notre Sénat; l'objet de ma mission une fois exposé, je restai à Padoue quelques jours, qui tous s'écoulèrent à peu près de la même façon : tu étais plongé dans l'étude des textes sacrés, et moi je prenais avidement copie de tes œuvres. Lorsque le soir tombait, nous cessions le travail pour descendre dans ton jardin, où le printemps faisait épanouir feuilles et fleurs; un de tes amis nous rejoignait alors, et paisiblement assis, nous achevions la journée en conversations qui se prolongeaient jusqu'à la nuit1. » Cette année 1351 fut, pour Boccace, celle des fonctions publiques, sans grand éclat peut-être, mais non sans honneur : pendant les mois de janvier et de février, il fit partie de 1' « Ufficio dei Camerlinghi del Comune » 2, magistrature dont la compétence était celle d'une Trésorerie, et à laquelle on n'appelait évidemment que des citoyens d'un désintéressement éprouvé. En février de la même année, Florence ayant acheté à la reine de Naples, grâce aux bons offices de Niccolo Acciaiuoli, la ville de Prato, qui s'était jadis donnée au duc de Calabre pour échapper au joug de Florence, Boccace fut désigné comme représentant de la République dans cette négociation3, sans doute à cause de ses bonnes et anciennes relations avec Acciaiuoli et avec la cour de

1. Lettre Ut huic epistolœ. publiée par Corazzini, p. 47-/i8.

2. V. Crescini, Contributo, p. 258; sur les fonctions des Camerlingues, voir A. Gherardi, VAntica caméra del Comune di Firenze (Arch. Sior. liai., série IV, t. XVI). Boccace toucha 8 florins par mois pour cet office {Giorn. slor., t. XXXII, p. 355-58).

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