‹ Boccace, étude biographique et littéraireChapitre 98 sur 199 · Ibid., p. 240 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., p. 240 et suiv

3. Ibid., p. 256; l'argument invoqué — il est peu vraisemblable qu'il ait existé une troisième rédaction française — est de peu de valeur : pourquoi la supposer française?

4. Fabliau « la Bourgeoise d'Orléans >» ; voir Bédier, p. 403 ; W. H. Schofield dans Harvard Studies and notes on Philoloçu and Literature, t. II (1893), p. 185 et suiv.

5. « Le chevalier qui fist sa femme confesse » ; Bédier, p. 409.

l'égard de ses sources. La vérité est que les recherches les plus attentives ont moins souvent abouti à découvrir le modèle qu'à le supposer; on l'a déjà vu pour le beau conte de la Gageure 1 ; il faut le répéter pour celui de Messer Torello et de Saladin (X, 9) 2, de l'Ensevelie vivante (X, 4)3 et de plusieurs autres. Quant à la liberté dont Boccace taisait preuve à l'égard des textes qu'il imitait, les exemples en abondent. Dans la nouvelle d'Alatiel (II, 7), il a commencé par raconter les aventures d'une femme que son extraordinaire beauté expose aux entreprises les plus dangereuses polir sa vertu, un peu comme l'Anthia de Xénophon d'Ephèse, avec celte différence essentielle que l'héroïne grecque réussissait à rester chaste; puis -à la fin de son odyssée, contre toute attente, Alatiel est accueillie comme vierge par l'époux à qui elle était dès longtemps destinée — ce qui rappelle le thème assez répandu de la jeune fille (parfois c'est une nonne) qui, après une ou plusieurs fautes, obtient de recouvrer miraculeusement sa virginité4. — Le conte d'Audreuccio (II, 5), auquel l'observation de la vie napolitaine a fourni tant de traits, débute par un épisode qui rappelle le fabliau « Boivin de Provins :i », et s'achève par une violation de sépulture, dont les exemples n'étaient pas rares dans la tradition

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