‹ Boileau, Charles PerraultChapitre 21 sur 79 · En latin, en espagnol et en italien · texte numérisé non relu

En latin, en espagnol et en italien

plus vrai. » Despréaux s'échauffe, et cnant comme un fou : ft Quoi! mou Père, direz -vous qu'un des vôtres n'ait pas fait imprimer dans un de ses livres, qu'un chrétien n'est pas obligé d'aimer Dieu ? Osezvous dire que cela est faux? — Monsieur, dit le Père en fureur, il faut distinguer. — Distinguer? dit Despréaux, distinguer, morbleu ! distinguer, distinguer si nous sommes obligés d'aimer Dieu! ï) Et, prenant Corbinelli par le bras , s'enfuit au bout de la chambre; puis revenant, et courant comme un forcené , il ne voulut jamais se rapprocher du Père, s'en alla rejoindre la compagnie, qui était demeurée dans la salle où l'on mange. Ici finit l'histoire , le rideau tombe. Corbinelli me promet le reste dans une conversation ; mais moi , qui suis persuadée que vous trouverez cette scène aussi plaisante que je l'ai trouvée, je vous l'écris, et je crois que, si vous la lisez avec vos bons tons, vous la trouverez assez bonne. »

Quant à la discussion théologique, occasion de cette dispute. Voltaire, qui n'est pas suspect, dit : « Ce qu'on a écrit de plus sensé sur cette controverse mystique se trouve peut-être dans la Satire (il veut dire l'Épître) de Boileau sur l'Amour de Dieu , quoique ce ne soit pas son meilleur ouvrage *. «

Cependant Luther ne me paraît pas avoir tort , ni la

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