‹ Boileau, Charles PerraultChapitre 57 sur 79 · Emile Krantz, Esihéliqrie cartésienne · texte numérisé non relu

Emile Krantz, Esihéliqrie cartésienne

goût particulier, et Texemple de ses ouvrages. Il avoue que les Anciens, quelque inégaux et peu corrects qu'ils soient , ont de beaux traits ; il les elle, et ils sont si beaux, qu'ils font lire ses cri liques. » Cela s'adresse à Perrault. Voici à présent pour Boileau et pour Racine : « Quelques habiles prononcent en faveur des Anciens contre les Modernes ; mais ils sont suspects , et semblent juger en leur propre cause , tant leurs ouvrages sont faits sur le goût de T Antiquité ! On les récuse *. »

M. et madame Dacier, traducteurs d'Homère, et n'entendant pas raillerie à l'égard du divin poète que Perrault , faute de le bien comprendre, critiquait follement, se mirent aussi à tancer le téméraire. Celui-ci, toujours de bonne humeur, répliqua gaiement ; « A la moindre raillerie ils se fâchent, comme s'ils descendaient d'Homère en ligne directe ; car des collatéraux ne prendraient pas la chose si fort à cœur. »

Fénelon, invité à donner son avis, laissa bien voir qu'il était pour les Anciens, lui l'imitateur d'Homère , et le fit en ces termes d'une finesse socratique : « Ma conclusion est qu'on ne peut trop louer les Modernes qui font de grands efforts pour surpasser les Anciens. Une si noble émula -

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