‹ Boileau, Charles PerraultChapitre 63 sur 79 · J.-J. Weiss, Journal des Débats, ZO juillet · texte numérisé non relu

J.-J. Weiss, Journal des Débats, ZO juillet

de sa mère -grand, toc. toc, — de l'intérieur une voix lui répond : v Tire la bobinette , la chevillclte cherra*. » Tout campagnard entendrait cela encore aujourd'hui; cette simple phrase cependant nous reporte d'emblée aux temps anciens , dans un milieu rustique. Ainsi l'écrivain a entoure les enfants de merveilles et d'aventures , mais sans les dépayser ; le choix ingénieux des détails leur rend tout sensible , présent et croyable *. »

De même dans le contt», du Petit Poucet, si brillant et si varié, si plein de l'imagination la plus gentille (les cailloux blancs, pour marquer le chemin dans la forêt; les miettes de pain ensuite, mangées par les oiseaux), vous rencontrez aussi des traits de mœurs d'une naïveté non moins charmante. Lorsque les enfants, ayant retrouvé leur chemin par l'ingénieuse industrie de leur tout petit frère, reviennent près de la maison paternelle, ils n'osent d'abord entrer, mais ils se mettent tout contre la porte, pour écouter ce que disent leur père et leur mère. Or, une aubaine inespérée vient de rendre aux parents de quoi manger... » Lorsqu'ils furent

1. Tombera , futur du verbe choir. A la chevillette de bois , qui tient lieu de verrou , est attachée une ficelle qui , passant par un trou de la porte , pend au dehors , avec une bobine au bout, servant de poignée : en tirant cette bobinette, la cheville à Tintérieur tombe , et la porte s'ouvre. C'est donc une serrure primitive en bois , moins compliquée que le loquet , et à l'usage des pau vres gens.

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