‹ Boileau, Charles PerraultChapitre 64 sur 79 · J.-J. Weiss, ibid · texte numérisé non relu

J.-J. Weiss, ibid

rassasiés, la bAcheronne dit : « Hélas I où sont maintenant nos pauvres enfants? Us feraient bonne chère de ce qui nous reste là. Mais aussi, Guillaume, c'est toi qui les as voulu perdre ; j'avais bien dit que nous nous en repentirions. Que font-ils maintenant dans cette forêt? Hélas , mon Dieu ! les loups les ont peutêtre déjà mangés ! Tu es bien inhumain d'avoir perdu ainsi tes enfants ! » Les enfants , qui étaient à la porte, l'ayant entendue, se mirent à crier tous ensemble : a Nous voilà , nous voilà I t Elle courut vite leur ouvrir la porte, et leur dit en les embrassant : <k Que je suis aise de vous revoir, mes chers enfants I Vous êtes bien las , vous avez bien faim ! Et toi, Pierrot, comme te voilà crotté ! viens que je te débarbouille I » Ce Pierrot était son fils aîné, qu'elle^mait plus que tous les autres, parce qu'il était un peu rousseau et qu'elle était un peu rousse... »

Douce malice, mêlée à la peinture naïve, légèrement touchée ; détails humains « faisant connaître comment vivent les peuples dans les huttes et les cabanes»*; réalisme physique et moral, à la Teniers, et qui habilement combiné avec les fictions surnaturelles des Ogres et des Fées , les font passer , et y donnent un air naturel.

La peinture des enfants perdus dans la forêt est d'une vérité et d'une simplicité qui étonnent , comme

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