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Partie du bas-relief Je l'Arca de Saint-Dominique, par A. Lombardi

l'église Saint-Uominique, la stûtiic du saint guerrier Prociilc, d'un travail simple et habile.

LazzaroCasario (1542- 1593), auquel on doit de remarquables /o/z/^i'i/z/a'. entre autres, à l'église Saint-François, dans la petite chapelle Albergati (aujourd hui Saint-Antoine-de-Padoue), celui de Viancsio Albcrgûti le jeune, et le momiuicut du médecin G.-B. Tcodosi (mort en 15381 avec des décorations et une statue, dans le cloître de la Chartreuse. Citons encore les belles sculptures en terre cuite, datant de 1584, sur la corniche du palais Albergati.

Andréa .Marchesi <hi l-Ormiginc, architecte éminent, sculpteur et décorateur hahih-. Ses chapiteaux tlu ]jorii(|ue du Palais Bolognini sont d'un dessin charmant. Pleine d'éléyancc, sa décoration de la riche aiicôiic

de Saint- Vitale et Saint-Agricola, tandis que lornementation de la porte extérieure de cette même église est, au contraire, fort ordinaire. I/église Saint-Léonard contient, de sa main, un devant d'autel magnifique. A citer, dans la chapelle majeure de 1 église Saint- Georges, une ancône dont la décoration rappelle celle de Saint-Vitale et Saint-Agricola. Formigine exécuta plusieurs travauxsur bois.

De ce nombre est le cadre du beau tableau de Francia, dans la chapelle Bentivoglio, à l'église Saint-Jacques, et. à S. Giovanni in 3lonte. la corniche qui entourait la sainte Cécile de Raphaël (apportée en France dans le cours du XVIII " siècle et placée à son retour ( 1 8 1 5) , dans la Pinacothèque Bolonaise) ; les arabesques en sont heureuses, de même qiie celles servant d'encadrement au tableau de G. da Carpi, dans la première chapelle de l'église Saint-.Martin. ha sculpture des piliers et des chapiteaux de pierre, dans ce même oratoire, sont également dus à Formigine et datent de 152g. N'oublions pas enfin la belle frise de pampres du maître-autel de Saint-Martin et le buffet d'orgue en bois doré de S. .Michèle in Bosco.

Plusieurs membres de la famille des Formio-ine ont laissé, çà et là.

S.iiiUc-CatliCTine.

Portail en terre cuite [Corpus Domiiii], par Sperandio.

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des spécimens de leurs travaux : au palais 31alvezzi-Campeggi, de belles décorations en pierre : un devant d'autel extrêmement fouillé, à Téfflise

S. Maria dei Servi. — Tombeau Gozzadini, de Giovanni Zacclii.

Saint-Grég-oire ; de sveltes ornements de la porte d'entrée du collège d'Espagne. Nommons encore, parmi les cadres sortis de leur atelier, celui du tableau de G. Sicciolante da .Sermoneta (1548 . à Sainl-.^Lartin (7" cliapelléi ; celui de la. pre de lia peinte par Francia dans la 13" chapelle de

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la même église ; et la Pieta, magnifiquement ornée, dans la cour de la basilique de Sainte-Croix-et-Saint-Joseph.

-Mentionnons en passant, sous le portique de l'église Saint-Barthelemy, les beaux ornements dus au ciseau des sculpteurs D.-^l. Lombarde, Bernardino Toporino et du Bolonais S. Bargelleso, qui les exécutèrent de concert avec Andréa Formigine, quand ce dernier, de 15 19 à 1530, procédait à la reconstruction de Tcglise, dont la fondation remontait à 1288.

Parmi les œuvres de sculpture du xvi'' siècle dont senorgueillit à juste titre Bologne, la colossale Fontaine de Neptune, sur la place de ce nom. occupe un des premiers rangs.

Le projet dû à Tommaso Laureti. architecte et peintre Palermitain, fut exécuté, de 1563 à 1566, par un sculjjteur du nom de Jean de Boullongne, originaire de Douai et entré à Florence au service de François de .Médicis. Ce prince, à la requête du légat de la ville, permit à l'artiste d'exécuter ce travail qui lui valut une immense réputation.

L'ensemble de l'œuvre est d'un effet grandiose. Les figures, comme captives en Ijas. s'élancent hardiment dans l'espace. Les enfants et les dauphins sont d'un mouvement excellent. Le Neptune, un peu différent du modèle en bronze qu'on peut voir au Musée civique, est bien modelé et ne manque, dans sa haute stature, ni d'animation, ni de vérité.

Jean avait quarante-trois ans quand il acheva ce beau travail. Il venait de doter d'un chef-d'œuvre une des grandes cités de l'Italie. Les Quarante du gouvernement de Bologne purent écrire avec raison au duc de 31édicis : « Que le maître a^-ant terminé son œuvre à la satisfaction générale, ils le renvoyaient à S.>n Fxrclleurc avec l'expression de leur plus vi\-e gratitude ».

Le moment est venu de nous arrêter à deux artistes, Paolo Sacca (1523) et Fra Damiano Zambelli da Bergamo (1528-1554;. Ce dernier surtout fit des travaux de marqueterie un art de tout premier ordre. Les stalles du chœur de l'église Saint-Dominique sont, à cet égard, un chef-d'œuvre. L'inscription ([ui règne dans le haut est sillonnée et enveloppée d'un nombre infini d'enfants jouant et dansant. Aux dossiers des stalles sont figurées des scènes de l'ancien et du nouveau Testament, dont l'originalité et la vie en font des compositions vraiment précieuses. Les stalles de devant, restaurées l'année 1744, contenaient probablement sur leurs dossiers l'histoire de saint Dominique. On en peut voir dans la sacristie quelques fragments enchâssés dans la boiserie de l'armoire.

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ainsi que des sujets bibliques, avec le nom de Fra Damiano. Ces ijitarsi ornaient autrefois les balustrades de la chapelle du saint, avant sa transformation architecturale.

S. Vitale et S. Agricola. — Hncadrcment de stuc, par Formigine.

(Juant à Paolo Sacca, ses stalles, à S, (iiovanni in .Monte, sont une ueuvre aussi habile (j^ue sobre, avec des vues d'édifices d'une grâce véritable.

Dix-scptihiic et tlixliuil iciiic sicclcs. — La sculpture du xvir' siècle et du siècle suivant, qui ff)rme le genre baroque, est issue, à proprement parler, à Bologne comme dans toute Thnlie, de la sculpture des élèves

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de Michel-Ange, qu'elle continue avec une accentuation exagérée clans le mouvement des figures. La fantaisie prend la place de la profondeur. Elle excellera, par exemple, à représenter le visage humain en proie à toutes les agitations de l'âme, à toutes les affres de la passion. Elle se plaira à ceindre les corps de draperies abondantes et voltigeantes. Il faut tenir compte de pareils problèmes à résoudre au point de vue technique, si Ton veut apprécier avec justesse le mérite de cette école dont l'existence fut durable et qui donna un très grand nombre d'œuvres. Elle est représentée par un artiste indigène, Alessandro Algardi (1602-1654), qui eut un grand crédit dans .s(m temps.

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Frise de pampres du maitre-.-iute! de Saint-Martin, par Formigine.

Son œuvre la plus importante se voit à Saint- Paul 11 fil, en deux figures colossales, une Dctollalioii de saint Jean Baptiste pour le maître-autel de cette église. Le groupe est insjjiré \isil)lement de Bernin, à voir les poses dramalifiues et tendues des corps tlu saint et du bourreau.

\Saiicôiu du maitre-autel de Saint-Paul est également de la main d'Algardi. ainsi que le crucifix d'ivoire placé sur le petit temple de bronze doré surmontant le ciborium. avec un nicdailton très délicatement fouillé, contre le devant d'autel et ((ui représente, non sans suavité, le même sujet que le groupe monumental du uiarl\ ri' de Jean.

Le Musée civique contient un autre groupe, mais de dimension moindre, d'Algardi : Saint Michel terrassant le Démon, ainsi qu'une œuvre, rarement citée, et pourtant d'un véritable mérite : le buste d' I nnoccut X (1644-1655).

Fontaine de Neptune, de Jean de BoiiUongnc.

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Aux côtés de IWlgarde nommons, parmi les sculpteurs du xviT siècle :

Giovanni da Piacenza, auteur d'un tabernacle en pierre dure d'une riche fantaisie (1619}. sur l'autel de S 3lichele in Bosco;

Dorastante d'Osio (1660), qui a sculpté une statiicàe cuivre représentant Alexandre VII (1655-1667}, dans la salle Farnèse. au second étage du Palais public ;

Lt.-B. Barberini. auquel on doit les statues du chœur de Saint-Petrone, exécutées sous la direction de l'architecte F. .Nlartini, en 1669; Paolo Griffoni qui, l'année 1675, dans la même église, sculpta l'ornementation extérieure des grandes orgues, dont la partie de droite remonte à 1470 ;

Gabriele Brunelli, dont on trouve des travaux à Saint-Petrone, Saint- Pierre, Saint-(Jeorges, à la 3ladonna di Galliera et dans le cloître de la Direction territoriale du Génie.

Revenons enfin une quatrième et dernière fois au tombeau de saint Dominique. A cette époque, en effet. Carlo Bianconi et Mauro Tesi donnèrent les dessins des bas-reliefs du devant d'autel, dans la chapelle de l'Arca. Ces dessins représentant la mise au sépulcre du saint, et peu adéquats à la beauté des sculptures de Pisano. de Nicolas de Fouille et de Lombardi. furent exécutés par A. Salvolini et les élèves du sculpteur français B. Boudard ^1768}.

Voici le XVlir siècle ! La recherche de 1 imprévu et du merveilleux se continue avec les groupes et les statues décoratives pour autels, monuments funéraires, en pierre, en marbre, en terre cuite, en stuc, en bois. La sculpture et l'art rococo atteignent leur apogée. Nous en trouvons à Bologne quelques spécimens intéressants :

C'est l'Oratoire de S. .^laria délie .Muratelle, construit dans le stjle du temps, et auquel s'adaptent si bien les statues de D. Pio et les ornements en stuc de P. -M. Bagutti ;

Ce sont les Deux Èvangélistcs (1716} de Fr. Ubaldino Farina, dans le chœur de S. Giovanni in .Monte; c'est le médaillon de bron^^e d'un st3-le joliment contourné, au-dessus dune Menioria, due à G. ïerzi, Franceschini et D. Creti. à l'Archigginnasio ; les deux bas-reliefs de marbre d'Ottavio Toselli (1725 , à l'hospice de Saint-Léonard, et, du même artiste aidé de son fils Nicolas, les statues de bois, dans la deuxième chapelle de Saint-Petrone.

Signalons enfin, à l'aube de la sculpture moderne, Lorenzo Bartolini di Savignano 1 777-1 859}, artiste des plus personnels et qui s'éleva avec

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une méritoire vigueur contre le servilisme archaïque dans lequel la sculpture néo-classique, succédant au baroque, dégénérait de plus en plus. Il lutta, au nom du beau naturel, contre les prétendus défenseurs du beau idéal.

On voit, dans la partie de la Chartreuse dénommée Colonibario. un groupe colossal de L. Bartolini, représentant Pallas et le Génie de la Gloire^ qui permet de juger la technique et d'étudier les tendances de ce maître. La Galerie des Anges, également à la Chartreuse, contient une statue de la Foi en Dieu, surmontant le monument Tinti, et qu'aurait modelée Franceschi, en souvenir de l'œuvre si vantée de Bartolini, la célèbre Foi (1835), qui se trouve à .Milan, au 3lusée Poldi-Pezzoli.

Saint-Martin Majeur. — Buste de BeroalJe, d'Onofrio.

L. Costa : Sainte Cécile faisant l'aumône aux indigents. Sainte-Cécile.

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