CIRCTLATRE DU COMMODORE RODGERS AU CORPS CONSULAIRE
Vappur des États-Unis Vanderbilt, port de Valparaiso. ^9 mars 180b
Monsieur,
J'r.i lo regret do vous annoncer que je ne puis déférer à votre demande de ni'opposer, par la force, au projet du gouvernement espagnol de bombarder Valparaiso.
J'ai promis que j'agirais dans ce sens si les représentants des puissances commerciales associaient les forces dont ils disposent à celles des États-Unis, mais ils ont considéré qu'il n'entrait pas dans leurs instructions de respecter cette coopération, et comme je n'ai jamais promis d'agir isolément, sinon que j'ai dit quoj'agirais uniquement de concert avec eux, vous comprendrez que mon intervention ne peut avoir lieu.
Dans cette malheureuse circonstance, je ferai, soyez-en persuadé, tout ce dra de moi pour protéger les in-
térêts (les neutres^ et je conserve Tespoii que Tamiral espagnol, en se refusant à verser du sang innocent ou à détruire la propriété des neutres, exécutera ses instructions avec la rigueur nécessaire pour les remplir littéralement.
J*ai l'honneur d'être, etc..
J. RoDGERS, Commodore.