‹ Bombardement de Valparaiso (documents officiels) suivi du Combat du CallaoChapitre 16 sur 32 · PROCLAMATION · texte numérisé non relu

PROCLAMATION

dn PrMhIcnt de la Brpubll(|Be du Clilll

Lfî bombardement Je Valparaiso sera le scandale diq monde dans le dix-neuvième siècle. La ruine d'une ville i commerce, qui n'a ni remparts pour la protéger, ni ciinol^ pour la défendre, est un outrage k la civilisation.

Sur nos ennemis retomberont la responsabilité et la hont^ d'avoir lâchement détruit les magasins, les fabriques, Idt chemins de fer, les télégraphes, les maisons et les édiflcei publics de t'uD des ports les plus llorissants du PaciliqufJ où tous les étrangers, sans en excepter les Espagnols eux-^ mêmes, ont toujours trouvé la plus franche hospitalité et la pl'js généreuse prolcction.

Le Chili, vous le savez, a été contraint d'accepter la guen que l'amiral Pareja lui a déclarée, le 18 septembre deravatl

— jour de glorieuse mémoire ! — Nous avons combattu loyalement. Nous avons obtenu un brillant triomphe dans les eaux de Papudo, et, plus tard, à Abtao, nos ennemis ont été obligés de prendre la fuite. Ils cherchent aujourd'hui à se venger et à faire retomber leur furie sur une ville qui ne i>eut opposer aucune résistance aux canonnades d'une escadre.

Est-ce ainsi qu'ils viennent nous donner un témoignage de leur ancien orgueil castillan ? Estrce ainsi qu'ils veulent nous prouver la puissance de cette Elspagne moderne, qui prétend avoir un fait glorieux gravé sur chacune des pages de son histoire? L'amiral, qui nous demandait satisfaction pour. des offenses imaginaires au drapeau espagnol veut maintenant teindre ce drapeau du sang des enfants, dos femmes et des vieillards !

Chiliens, ayez confiance dans votre gouvernement qui, fidèle interprète de vos sentiments, et si grand que puisse être votre désir de rester en paix avec toutes les nations du monde, ne signera aucun traité déshonorant pour la République.

Les braves sont toujours magnanimes : soyez modérés dans votre légitime indignation, et fidtes qu'il y ait un contraste éclatant entre les actes de violence de l'ennemi et la noble conduite d'un peuple éclairé.

J. JOAQLLN PeUEZ.

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