DE LA RÉPUBLIQUE A L'ÉTRANGER
Santiago, le \*' avril 1866.
Hier» Valpniaiso a été victime du plus triste et du plus honteux des attentats dont Thistoire des nations civilisées puisse garder le souvenir. Pendant trois heures, cette grande cité commerciale et maritime a été homhardée par l'escadre espagnole sous les ordres de l'amiral don Casto Mondez Nunez. Ses immenses dépôts de marchandises, ses opulents magasins commerciaux, ses pacifiques habitations, ses monuments publics, ses temples, ses établissements de bienfaisance ont été battus avec acharnement par Tartilleric d*un ennemi, dont la lâche fureur semblait trouver un stimulant dans rimpunité même avec laquelle elle s'assouvissait sur cette proie sans défense .
Je vais vous tracer, à grands traits, Thistoire de ce crime : wlernaiïonaï sans précédents. Quant aux détails, je dois m'ea
référ(>r aux nomin'oiis documents que vous troiivcrc? 3 nos journaux et dans le Bulletin lies Nouvelles.
Lo vendredi 23 mars, lo bruit que l'oscadrc espngQiiI^ préparait à lioinbarder Valparaiso commença a circuler dans ce port. Ce bruit avait pour base un*! conversation du général Kilpatrick, ministre plénipotentiaire des États-Unis, avec l'amiral Mondez Nunez, canvcrsatlon dans laquelle ce dernioi avait manifeste sa résolution d'effectuer ce bombardement. Cette déclarutiou, bien que dépourvue de formos, et d'un caractère privé, était authentique, 'raprès l'aosurancc (juc n'en donna immédiatement M. lo général Kilpatrick. Malgré cela, nous ne pouvions croire que le commandant ennemi mcllrait h exécution un dessein aussi infâme pour son pays qiic stérile pour lo but qu'il lui était permis de poursuivre dans la présente guerre, s'il devait lu faire selon les lois établies entre les nations chrétiennes et civilisées. L'expérience n'a pas démenti cette appréciation. En bombardant Valparaiso, centre du commerce national et étranger, l'Espagne a obtenu le plus désastreux des résultats : pour ellemême, l'opprobre ; pour les intérêts des neutres établis à Valparaiso, des dommages énormes et une recrudescence incalculable d'animosîté dans la guerre actuelle.
Prévoyant ce résultat fatal, nous inclinions à croire que [in menace de bombardement n'aurait pas de suites, bien f que lu conduite antérieure de nos ennemis fût loin de pré- L-lEenter une garantie do leur respect pour les inviolables l prescriptions du droit international.
Il y avait, en outre, d'autres motifs qui nous cotiPirmaienL lans nos conjectures. Deux grandes nations maritimes, les f États-Unis et la Grand o-Brc tajine avaient, ;i Valparaiso, des torçe^avjlesfort respcc\aWc5, çwJSS^^^S^^i^^^^
Ion toiilo apparence, a pinims de 1» guerre aciuello rt pour ■ protéger les intérëls de leurs nationaux respectifs. ^
Il était naturel de croire que, lors inéuie que l'escadre espa- 4 gnole tenterait d'effectuer le bomhardcment, les forces navalns . i dos États-Unis et do la Grande-Bretagne empocheraient la consommation d'un acte inutile de barbarie, qui entraînerait la ruine de nombreux sujets anglais et citoyens de l'Amérique .| du Nord. Il était assez naturel que la France, dont les sujets no se trouvaient pas moins comproir.is h. Valparaiso, adhérât moralement, par l'organe de la diplomatie, h une légitime ré- , sistoDce. I
A peine pouvions-nous concevoir, à cet égard, quelques i] doutes, en nous rappelant les insinuations claires et réitérées ^ {[ue M. Taylor Thomson, chargé d'aiïairi;» de Sa Majesté i britannique nous avait faites d'avance. Depuis longtemps on i disait, dans le public, que nous nous préparions à employer i des torpilles sous-marines, pour détruire l'escadre espagnole ; et M. Tomson, aussitôt que ces bruits lui parvinrent, s'adressa à nous pour nous prier de renoncer à ces instruments ^
. do guerre; il fondait ses instances sur cette considération que J l'emploi des torpilles pourrait donner un prétexte au hom- J biirdemenl, ce qui faisait comprendre qu'en s'ahstenant de i les employer, ce bombardement n'aurait point lieu dans au- ' cun cas, quelles que fussent les inlrntions de l'escadre de , blocus. L'insistance, à cet égard, de M. Taylor Thomson fut . secondée par M. Denman, chef de la station navale de Sa Majesié britannique.
Aussitôt que le bombardement fut annoncé, les agents di- ^ plomaliques de la France et do la Grande-Bretagno se tranajiortërcnt à Valparaiso, conjointement avec le général Kilpa- j Irick, ministre des États-Unis; et au moment où nous comp-
^i"M^ gije leurs déuisioi)? et l^ur? d('marchos aupi'ès du cbfi^
i forces du lilociis attciadraientle résultat prévu, nom -prîmes qu'ils nvaiont ahnndonné toute idée d'empêcher le iiomhardtimoDt par la force. D'une lettre de M. Rodgers, coiumodore des États-Unis, il résulle que le défaut d'acquies^ cernent des agents officiels des autres natintis avait rendu impossible la résistance que l'on s'était proposé de faire, et avait déjoué les espérances et les supplications de la trèsnombreuse population étrangère de Valparaiso.
Cependant l'amiral Mendez Nunez avait notifié, le 27 mars, aux autorités militaires de Valpnraiso que, le 31 du- (lit mois, il ouvrirait le feu coulre la ville, en ajoutant qu'il taisait cotte notification pour que les vieillards, 1>:3 femmes, les entants, et autres 7lon combatlanls, pussent mettre leur vie en sûreté. Il demandait en mémo temps que i'oii arborât sur les hôpitaux et autres établissements de charité, des drapeaux ]ui permissent de les distinguer et de les préserver du feu de sou arlilierid.
L'aspect iguo présentait Yalparaiso, peu de temps après la conununicalion de cet avis, était profandémcnt désolant. Tous les liabitants s'empressaieut de sauver leurs propriétés mobilières ; beaucoup abandonnaient leurs maisons, et cette émjf^ration forcée devait se réaliser dans un terme péremptoire d'un peu plus de trois jours. Valparaiso compte une populaliou de plus de 80,000 âmes, et rc seul fait suffi! pour démontrer combien le délai accordé était insuffisant. Aussi, malgré la marcbe incessante des trains du chemin do fer, — où un passage gratuit était accordé aux indigents, — la plus grande partie da fa population fut obligée de rester dans la ville, Lt l'on ne put en retirer qu'une quaulilé relativement insigniaaiii de meubles et de marchandises.
[ Tandis que l'amiral Mendoz Nunez adressais k l'autorité
cherchait à s*oxcuser devant les neutres do rénormité de l'attentat qu'il se préparait h consommer; dans ce but, il on* voyait le même jour, 27 mars, un manifeste au corps diplomatique et consulaire, dans lequel il exposait les motifs qui l'engageaient à effectuer le bombardement. D'après cet inqualifiable document^ l'escadre espagnole aurait poussé la bravoure jusqu'à la témérité, en allant poursuivre les faibles flottilles du Chili et du Pérou dans l'archipel de Chiloé. Les brouillards continuels et les canaux tortueux de cet archipel l'avaient empêchée de rencontrer ses adversaires, et, par suite de cette impossibilité, il ne lui restait plus d'autre moyen d'agression que le bombardement de Yalparaiso.
Lors même que cette impossibilité imaginaireaurait été réelle et positive, elle n'aurait, en aucune manière, justifié le bombardement d'u«D ville commerciale, ouverte et sans défense; d'autant plus que le Chili a deux forteresses, le Gorral et Ancud, que l'amiral Mendez Nunez aurait pu bombarder, sans violer lâchement, comme il Ta fait, le droit des gens et les sentiments d'humanité les plus respectables.
Mais l'impossibilité alléguéen a point existé. Deux frégates espagnoles ont pénétré, il y a peu de temps, sans difficulté, dans la passe d'Abtao, où elles ont été battues et forcées à la retraite par les forces navales très-inférieures du Chili et du Pérou. Plus tard, la frégate cuirassée Numancia et la ffégate Blanm pénétrèrent de nouveau dans cet archipel, et s'étant approchées de la nouvelle station de la petite flotte chilo-péruvienne, elles n'osèrent pas s'avancer dans la crainte d'affronter le feu des batteries improvisées, et non pas à cause d'obstacles naturels qui, en réalité, n'existent pas.
Le chef espagnol a détruit lui-même toute la valeur do son
argument, en refusant le combat entre des forces maritimes
éffû/es, à dix milles de Valparaiso, dans des^tMa^es où il n'y a
Tt\ hrouillardK, ni Ciinaur tortueux ; car cette provocation ) XI été faite, en notre nom, par nos autorités militaires, la veille du liomliardemenf,
Nous n'aurions jamais fait une proposition semlitable, si l'ianïcactitudo calculée des nssertlons contenues dans le manifeste do l'amiral Mendez Nuncz no l'avait point rendue nécessaire. I! nous reste cette satisfaction que le respectable chef de l'escadre des États-Unis aurait consenti à servir de juge dans le cas où le duel international que nous proposions eût été accepté. Cet acte de bienveillante complaisance prouve combien notre proposition était opportune et motivée.
Le commandant ennemi a préféré, k un combat loyal et digne des nations civilisées, la triste impunité du bombardement d'une ville qiîî ne pouvait pas répondre h son arlillerie.
Malgré les représentations énergiques et les justes avertissements du représentant diplomatique des États-Unis; malgré les protestations non moins énergiques et justes de tous les consuls étrangers, l'amiral Mendez Nunez demeura inticxibic.
Hier, à huit heures du matin, les navires des oscadreB anglaise et américaine du Nord se retiraient de la haie de Valparaiso pour assi^^ter passivement, de loin, à l'assassinat en masse d'une population pacifique, à la destruction et à l'incendie d'uno ville désarmée, qui renfermait des milliers d'étrangers laborieux et pacifiques. En même temps, la frégate cuirassée Numancia, portant à son bord le chef de l'escndrL> ennemie, s'avançait 'a l'intérieur de la baie, suivie dos autres navires espagnols, et tirait doux coups de canon, pour annoncer que le bombardement commencerait une heure apri^s.
Auhrnitde w rignaL Va wixftAo&oxi \a 'Siii.^n
renfermait encore des lenimes et des enfants, pouissa uucri unanime d'indignation et de dégoût pour ses lâches bourreaux, et attendit avec une sereine et mâle résiguation l'hQure du sauvage sacrifice,
A neuf heures du matin» les navires espagnols, placés à peu dé distance, et dans toute Tétendaé de la plage demi-circulaire sur les bords de laquelle s'élève Valparaiso, ouvrirent le feu sur toute la ville, et le continuèrent avec acharnement, Jusqu*à la fin du bombardement, contre les magasins do la Douane, le faubourg populeux de la Planchada, la Bourse du commerce, le palais de l'intendance et la station du chemin de fer,
• Au mépris de la promesse faite par le chef ennemi» les hôpitaux et les autres établissements do charité, qui se faisaient remarquer par leurs drapeaux blancs, furent canonnés avec intention. Dès le commencement du bombardement, 1-église cathédrale, où l'on avait installé un hôpital militaire, recevait dans sa nef trois boml)es, qui causaient au temple des dommages considérables.
Deux heures après, l'incendie se déclarait dans le faubourg de la Planchada et atteignait bientôt des proportions gigantesques.
Bientôt les magasins de la douane, immense dépôt de marchandises, devenaient aussi la proie des flammes.
Cependant la canonnade continuait accompagnée de dé« charges de mousqueterie , destinées aux personnes qui sa trouvaient près du rivage de la mer.
Ce ne fut qu'après trois heures d'un feu incessant, dans le* ' quelles ennemis tirèrent près de 2,500 boulets et bombes sur la ville, que la Numancia hissa un pavillon pour annoncer la suspension du bombardement.
. Pondant ces trois heures, la garnison de Valparaiso» disse-
niirn^c Jaiis loiilc l'ijlftidui! ilij la villo peur ri'jiiiiiiev (outï Jt^sordre, et la majorité des hnbitants, placés sur les haotPUra,« sur les terrasses et sur los belvédères dos maisons, avaient^ supporté ce làcho et ahominabl» outrage avec un héroïsmd'l passif, et cela, au milieu d'un silence, interrompu seùleinenrS par des acclamations on l'honneur de notre patrie et à lafl lionte de ses méprisables ennemis. m
Le hoinhardemeut n'avait pas encore cessé que les bravaM pompiers de Santiago et de Viilparaiso se précipitaient à Iraverfra les flammes et faisaient dcscITortssurliumuinë pour arrêter Icu» indescripliblo voracité. Après plusieurs heures d'un travaill accablant, pendant lequel ils furent efficacement secondés pari la force publique, la marche de l'incendie fut arrêtée et len magasins do la douane et le faubourg de îa Planchada -furent! préservés d'une diisti'uction lolalo, 1
Cependant, la partie de la ville qui a été consumée, a étiM assez grande pour ensevelir sous ses découihrcs des niillioniv de richesses particulières, la fortune de nombreuses familles^l les marchandises d'opulentes maisons de commerce étran^B gères, principalement anglaises et françaises. V
Tel a été le résultat matériel le pins grave du bombarde-sl ment espagnol, résultat dont l'importance fait paraître insi>f gnifîants les dommages qu'ont éprouvés quelques-uns de nom édifices publics. A cet égard, il est digne de remarque qufl] bien que tous les établissements de l'État aient été en butt» h rarlillerio espagnole, celle-ci s'est acharnée do iiréférenc»™ contre les magasins de la douane, où l'État n'a perdu qu'uofl liâtiincnt d'une grande valeur, tandis que les négociant» neutres ont eu à supporter une perte de plusieurs millions;!
QuAnt aux malheurs les plus sensibles et les plus irréparalilfs, — la perte de vies humaines, — d'après les rensei- Iiifnts obtenus jusqu'à préseul, Von. ï\\Kîi\\.\ i,fe\^ïsî«ï ''^.
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mort d'un petit nombre do personnes d'iiuiiihlc condiittn, qui se tenaient sur les collines voisines de Valparaiso,
Mais le hombardcnient de cette ville pacifique a produit un résultat moral beaucoup plus digne d'attention que tous les résultats matériels.
En première ligne, il a démontré, une fois du ]ilus, loulu
l'énergie incontestable do ce pays, dans la défense de la juslu
cause qu'il soutient, et il a jeté un éternel et sombi-e reflet
do honte sur l'odieux agresseur du Chili et du Pérou, sur
l'ancien et tenace- ennemi de l'Amérique, qui a renoncé à la '
diflicile entreprise de venger ses revers multipliés, dans un
I franc et loyal combat. Les foux de rarlilleric de sa puissante
escadre, éteints à Ablao et au Papudo, se sont rallumés, non
I pas pour réparer ces honteuses défaites, mais pour semer
I de décombres et remplir de deuil l'opulente et élégante nié-
I tropole du commerce et de la navigation de l'océan Paci-
I fique.
I Aux glorieux hasards d'une noble lutte, il a préféré une I guerre de destruction barbare et inutile. Après s'être hon- I teusement retire devant des forces inférieures aux siennes, i il est venu immoler, protégé par une l&chc impunité, une ' population qui no pouvait lui oifrir d'autre résistancn que la I Doble et sereine impassibilité des martyrs. 11 n'a pas hésita, I en commettant cette triste prouesse, k souiller pour toujours son honneur militaire et à. s'attirer la juate esécratiou des nations civilisées et chrétiennes, dont il s'est séparé, en vio- [ lant impudemment les lois internationales les plus sacrées et I les sentiments d'humanité les plus légitimes,
Le monde civilisé, et surtout l'Europe, dans laquelle se l trouve l'Espagne, doit s'empresser do châtier, par une ré- WJwoiiation explidle et terrible, lo cnme attoce <\ui a été pep*'
pétré, hier, à Valparaîso, par les forces maritimes d'un peuple qui a lii prétention d'être civilisé et chrétien.
S'il en était autrement, si ce lâche abus de la force rencontrait de l'indilTérence parmi les grandes nations do l'EuropD ot do l'Amérique, les Etats faibles auraient à changer complètement d'attitude et de vues dans leurs relations internationale.') .
Dans la conflance que le gouvernement auprès duquel vous êtes accrédité , partagera notre opinion , et dans le but d'éclairer son jugement et ses résolutions, je vous charge ■ dt donner lecture de la présente à S. Exe. M. le ministre des iiiïaiics étrangères dudit gouvernement, et Je lui eu laisser copie, s'il le désire.
Dieu vous sarde I
ALVARO COTARRUmAS.
DÉPÉCHE
Du commandant général de V escadre deS.JU. dans le Pacifique à M. le ministrt des affaires étrangères de S. M. C.
A bord de la frégate Numancia^ baie de Valparaiso, le 2 avril 1866.
Irès^excellont ot cher Monsieur, le commodore anglais, M. Conrey, accompagné des consuls d'Angleterre et de France, vient de me rendre visite à bord de cette frégate de S. M.
Le but de la visite do M. le commodore était de me faire, de la part de M. Tamiral Donman^ une série de demandes au sujet de mes fuluros opiVations militaires, demandes que j'ai rhonneur d*5 vous nxposer littéralement, ainsi que les réponses que j'y ni Tuito».
Les consuls diMuundi^ront do leur garantir que le bombardement ne sornil pan ronouvnléi aliu que leurs nationaux pussent retourner à luurf^ cMUMipiUiiuiH accoutumées. Je leur ai répondu que« seulenmnt tlntiH \\\ cun nti j'aurais à venger quelques excès, je bonibnrdonuM la villo do nouveau.
M. le coniml do IVimoo nuiHMura alors qu il était constant, à peu près offloiallomonli Huo lu gouvernement chilien avait
ordonné que nous ne soyons pas molestés, et qu'ainsi i aurait aucun rnolîf de recommencer Tnllaque contre la ville." II m'informa également qu'il avait été pris dos mesures énergiques pour empêcher que la population ne se portât h des oxcfes contre les Espagnols retenus à Santiago; qu'il existait contre les Anglais et les Français une grande animosilé et presque aussi vive que contre les Espagnols eux-mêmes; que les pertes éprouvées par les étrangers étaient considérables. J'ai prié M. le consul do France d'exprimer ans neutres mes regrets au sujet de ces pertes, et de leur assurer qu'il n'était nullement entré dans mes intentions de leur causer aucun dommage.
Je réitère à Voire Excellence l'assurance de mon respeol
Signé : C/iSTO MeNdëZ NdneZ.
Première demande : Quelle était la conduite que je me proposais de tenir?
Réponse : Que je ne pouvais ni ne devais répoudre à une semblable question.
Deuxième demande : Si le signal convenu avec l'amiral d'arborer le pavillon espagnol à la pomme de mon mât de misaine avait été expressément entendu devoir signifier que le bombardement était fini?
Réponse : (Ju'il en avait été ainsi, et que le hombardemejj recommencerait que dans le cas où le Chili ferait d ue provocation.
Troisième demande ; Vers quelle partie de la côte je
I me diriger?
Même réponse que pour la première demande.
Quatrième demande : Quelles opérations je me proposais d'effectuer et sur quel point?
Même réponse qu'à la première question.
Cinquième demande : S'il était question de lever le blocus de Valparaiso?
Même réponse qu'à la demande numéro un.