L'AVENIR NATIONAL
Dci mtprpLlIitioii'- ont ni lieu i la Inmbre dp-- communes et j la chambri- drs loriifi )1 Aoftlpterre sur le lifml nrdpment le "\ a]j arai<!0 il en riEultP rjuf lo commodore anglais Denm an availrecul ordre de conser ver la plut s tncCo neutralité entre les belligérante Mais lo gouverne ment inçlajs ne cro\ait pas que 1 amiral Mende? Nufie? emploierait lette mesure baibaro contre une ville ouverte
Quand d fut devenu certain dit le ministre anglai- M Lazard j la chambrt di* (oinmunes. que di*. instruction'! avaient ete e\ pédiée* pour ce liombardement les touMrnemeni^ anglais et français ne perdu-enl pas un momenl pour envo\er a leurh représentants a Madrid des ordres de «enquérir nupr&s du cabinet espagnol du \( niable elat dei ehces Je dois déclarer ici que le gouvernement ipaqnol na pas af^i loyalement et avec justice parce que tout ennaffir mant pas que îles instructions n eussent pas étf p"(pédifes d s est re traneh/ derrière des riponses équiioques et a agi de façon a mettre dans l'erreur le gouvernement anglais comme celui de l'empereur des Français. Ecoules/) C'est avec la plus ijrnnde surprise que nous avons appris, hier, que cet acte qui. je dois le dire, n'a pas ^.Ifi caractérisé trop aévÈrement dans cette chambre, avait ét^ commis contre une ville sans défense. [Ecouteil) • Le biùme retombe donc sur lu {{.(mvcmetcieïii. «K^%^tiv, «^ «
naissait tout. On sait tous les efforts qui ont été faits par le gouYernement de la reine d'Angleterre et par le gouvernement de rempereur des Français pour amener la conciliation pacifique du différend avec le Chili. Pendant que ces négociations étaient entamées, le gouvernement espagnol envoyait des ordres positifs qui ne pouvaient pas être méconnus par le commandant dans l'océan Pacifique, pour bombarder la ville. »
M. Layard ajoute en terminant:
« Je ne saurais dissimuler à la chambre que le bombardement de Valparaiso a produit une très-pénible impression sur le gouvernement de la reine, qui espérait ( et tout le monde l'espérait comme lui ) que de tels actes étaient devenus des anachronismes. Une telle barbarie, je dois le dire, est tout à fait indigne d'une nation civilisée comme l'Espagne. »
L'Espagne ne se relèvera pas de cette condamnation.
L'amiral Mendez. Nunez n'ignorait pas que Yalparaiso ne pouvait opposer aucune résistance. Les anciennes fortifications de la ville ne sont pas en état de défense; il n'existait qu'une très-petite batterie destinée à répondre aux saluts des bâtiments de guerre, et, d'après la déclaration de M. Layard, les autorités, chiliennes pour enlever tout prétexte de bombardement au gouvernement espa:^nol, avaient fait démonter tous les canons.
Quelle gloire pour l'amiral Mendez Nunez ! Il a bombardé pendant trois heures une ville peuplée d'étrangers, et qui n'avait pas un seul canon à opposer à l'escadre espagnole !
L'amiral Mendez Nunez a incendié des maisons, tué des habitants inoffensifs, détruit pour plus de soixante millions de marchandiges ; mais cet attentat contre une ville ouverte ne restera pas impuni; il a soulevé contre l'Espagne la haine de l'Amérique du Sud et Findignation du monde entier.
Ch. Quentin.