CINQUIÈME PARTIE
Adresse des résidants étrangers à l'intendant de Valparaiso. — Réponse de l'intendant^^ — Pétition des résidants étrangers au Corps diplomatique. — Manifeste du Corps consulaire. — Réponse de la Chambre de Commerce du Havre aux négociants de Paris et du Havre.
ADRESSE DES RÉSIDANTS ÉTRANGËRSl
A U. L'lNTE?iDANT DE LA PnOV]\CE DE VALPARAISO,
APRÈS LE BOUBAItDEME.NT.
Valparaiso, 6 avril 1866. I
Pendant la journée du 'M mars dernier, la ville de Valparaiso a été victime d'une des plus horribles catastrophes dont l'histoire fasse mention, et nous avons senti nos cœurs frémir d'indignation et do douleur, en assistant à l'épouvantahle destruction de tant de richesses.
L'on ne saurait trop louer la résignation avec laquelle le peuple entier a sujji une si terrilile vengeance de l'ennemi, comme l'on ne saurait trop admirer l'attitude des Chiliens de toutes conditions. Valparaiso a donné, dans co moment si solennel, une nouvelle preuve do sa haute moralité et de sa civilisation, en conservant, à l'heure du sacrifice, une sérénité ijui n'a piut-ètre pas de précédenis dans l'histoire.
Mais personne n'ignore que l'ordre parfait qui a régné pejidant et après le conflit est dû, en grande partie, à la prévoj'aQCo dos autorités civiltis et u\\U\.û^«% «V %»»- -«sasb-
breuses et très-efficaces mesures qu elles ont; prises ; et nous soussignés, résidant à Valparaiso, nous sommes heureux d'offrir h Votre Seigneurie les marques les plus sincères de notre reconnaissance, pour son infatigable vigilance et sa sollicitude pour la sûreté publique et individuelle.
Nous prions V. S. de vouloir transmettre les mêmes témoignages de gratitudeà M. le commandant général d'armes colonel Vicente Yillalon.
Nous sommes, avec le plus profond respect de V. S., les
très-obéissants serviteurs.
(Suivent les signatures,)