‹ BonaldChapitre 26 sur 108 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

de la biologie, celle de la sélection par concurrence, celle de l'évolution par hérédité fixée, celle de la loi de constance du milieu vital, doivent avoir leur correspondance dans Tordre humain. Dès aujourd'hui on peut constater que ces lois et toutes celles où se résument les généralisations de nos physiologistes vont à rencontre des principes de 89 et de la démocratie. Ces mêmes esprits, d'autre part, sont trop intimement dressés à la discipline du fait, pour ne pas reconnaître que la société, telle que d'innombrables influences l'ont élaborée, est ellemême un fait colossal, le premier avec lequel tout sociologue soucieux deprocéder scientifiquement doitcompter. Avant d'essayerdele modifier, il est nécessaire de le comprendre. C'est la raison pour laquelle des pensées parties de points aussi différents que celles de Comte et deTaine se rencontrent avec celle de Bonald, qui n'a eu, elle non plus, d'autre souci que se subordonner au réel. Ily a dans cet accord autre chose qu'un accident fortuit. Nous sommes quelques-uns à y voir le principe d'une renaissance de la grande et forte

Page 1