‹ BonaldChapitre 3 sur 108 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

philosophe de l'Aveyron était le plus pénétrant. « On ne comprend bien Bonald, » a-t-il dit^ « que quand on se le représente à sa date de 1796, en situation historique, en face des adversaires dont il est le contradicteur le plus absolu et le plus étonnant... Jamais les Condorcet en politique, les Saint-Lambert en morale, les Condillac en analyse philosophique, n'ont rencontré un jouteur plus serré et plus démontant... » Préoccupé, comme il devait le déclarer exactement douze mois plus tard dans son célèbre morceau des Regrets ( i 5 août 1852), de voir finir à tout prix la funeste aventure ouverte par rémeute de Février, « cet état si précaire pour la France et presque déshonorant pour la civilisation d'un grand peuple »; il était naturel qu'il songeât à faire appel au psychologue politique dont la doctrine pouvait encore exercer une viofoureuse action sur l'élite des esprits. Il ne l'était pas moins que, la crise une fois passée, il ne suivît plus cette idée. Si admirablement libre d'intelligence dans le domaine de la littérature, le futur sénateur de

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