‹ BonaldChapitre 4 sur 108 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

l'Empire n'avait pas dépouillé les préjug-és de sa jeunesse pour ce qui touchait à l'ancien régime. Les encyclopédistes et leur prestigieux chorège lui en imposèrent toujours. Il n'a jamais eu le courage d'identifier, ainsi que Taine devait l'oser, 93 et 89, la hideuse anarchie de la Terreur et les sophismes charmeurs du xviif siècle. Toute la portée de Bonald est dans ce rapprochement, qui n'est autre que celui des conséquences à leurs causes. Sainte-Beuve, s'il eût vécu de nos jours, auraitil enfin aperçu, à la lumière des événements, la justesse purement scientifique et positive d'une conclusion devant laquelle son épouvante de 1851a cependant reculé ? Pour ma part, je n'en saurais douter. Des indices trop sig'nificatifs sont venus depuis lors nous montrer, dans des accidents sans cesse renouvelés, le résultat constant d'un principe constant. C'est la première des raisons qui donnent une actualité saisissante à une publication qui n'eût encore eu^ à la date de ce lointain Lundi, qu'un intérêt de curiosité. La seconde raison de cette actualité réside

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