LA RELIGION, « NÉCESSITÉ DE LA SOCIÉTÉ
On avait assez considéré la religion comme un besoin de l'homme ; les temps sont venus de la considérer comme une nécessité de la société.
Les querelles historiques, littéraires, géomé-
( 1 ) Réjlexions sur l'esprit et le génie.
(2) Sciences^ lettres et arts. — Dans cette classification que Stuart Mill a nommée « l'épine dorsale » du positivisme, Aug-uste Comte place au sommet de la hiérarchie du savoir la sociologie ou physiqîie sociale, et il se félicite d'avoir amené à « l'état positif» cette sciQnce finale.
triques, chronologiques, ne se décident point parles armes, parce que les arts et les sciences utiles à l'homme ne sont point nécessaires à la société ; mais les controverses religieuses deviennent des guerres politiques, parce que la religion est, qu'on le veuille ou non, l'âme, la raison et la vie du corps social, et qu'elle le remue trop puissamment pour qu'il puisse rester tranquille quand elle est troublée.
Dans toutes les grandes commotions de la société, l'opinion de la fin du monde s'est répandue parmi les peuples. Cette fois elle a été en Europe peut-être moins une erreur qu'une équivoque : ce n'est pas sans doute de la fin du monde physique que la révolution nous a menacés, mais de la fin du monde moral ; et quand la religion se retire, la société meurt ; elle a rendu l'âme (i).
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LE POINT DE VUE SOCIAL DANS l'apologie DU CHRISTIANISME
l'efficacité pratique de la religion chrétienne
« D'autres ont défendu la religion de l'homme, je défends la religion de la société (2) ».
« Le christianisme ne pouvait changer la nature de l'homme ; mais il a changé la constitution de la société... (3) »
(i) Pensées.
(2) Théorie dit pouvoir, Part. II, Introd.
(3) Sur la Vie de /ésus-C/irisL
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Les hommes à préjugés demandent si la religion chrétienne a rendu les hommes meilleurs. L'homme isolé, considéré en lui-même et indépendamment de la société dont il fait partie, est, et a été, toujours et partout le même, sujet aux mêmes besoins, livré aux mêmes passions, doué des mêmes facultés ; mais l'homme social est incontestablement devenu plus parfait, et l'on ne doit considérer l'homme que dans la société.
Or, la relieion a détruit tous les crimes sociaux ou publics, ceux qui attaquaient l'homme de la société religieuse, comme le sacrifice barbare du sang humain ou le sacrifice infâme de la pudeur, le trafic imposteur des oracles et l'apothéose de l'homme ; ceux qui attaquaient l'homme de la société politique en exaltant sa force ou sa passion, comme l'atrocité des spectacles, la férocité des guerres, la dépravation de l'amour physique, ou en opprimant sa faiblesse, celle de l'âge par l'exposition publique, celle du sexe par le divorce, celle de la condition par l'esclavage ; et je ne parle que des crimes qu'elle a fait cesser, et non des vertus qu'elle a fait éclore, de l'amour de Dieu, de l'amour des hommes, du mépris de la propriété, qui ont fondé, qui ont enrichi, qui ont peuplé tant d'établissements religieux destinés à soulager toutes les faiblesses de l'humanité : établissements que la philosophie a pu calomnier ou détruire, mais qu'elle ne remplacera jamais. Depuis que la religion chrétienne était mieux connue, la guerre s'était faite, au moins jusqu'à nos jours, aux jours de la philosophie, avec plus d'hu-
manité : « Il y avait dans les gouvernements, » dit X Esprit des lois, « un certain droit politique, et dans la guerre un certain droit des gens que la nature humaine ne saurait assez reconnaître. » Mais si la société n'a plus les mêmes vices, l'homme a les mêmes passions ; et ceux qui voudraient que la religion chrétienne, destinée à sauver tous les hommes, comme à perfectionner toutes les sociétés, eût frappé l'univers et frappât chaque homme d'un éclat irrésistible, oublient que, si l'homme avait une certitude physique et par les sens de l'existence de Dieu, de l'immortalité de l'àme, des peines ou des récompenses de l'autre vie, il n'y aurait plus de combats, plus de vertus, parce qu'il n'y aurait plus de choix. A la hauteur des dogmes qui confondent l'esprit, à l'austérité de la morale qui gêne le cœur, à la sévérité des préceptes qui mortifient les sens, je reconnais la divinité du fondateur de la religion chrétienne, qui donne pour lois aux êtres sociaux les rapports nécessaires dérivés de leur nature : comme aux moyens que l'homme emploie, à l'intérêt, à la volupté, à la terreur, je reconnais l'homme qui veut m'imposer les lois qu'il a faites, c'est-à-dire m'assujettir à ses opinions particulières, rapports absurdes et contraires à la nature des êtres (i).
NÉCESSITÉ d'un MÉDIATEUR
Je cherche si la raison peut me conduire à reconnaître, pour le genre humain, la nécessité d'un mé-
(i) Théorie du pouvoir. Part. II, liv. VI, chap. x.
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diateur, ou autrement, si la rédentpiion du genre humain est un rapport nécessaire dérivé de la nature des êtres, une loi.
La société en général est une rétmion d'êtres semblables, réunion dont la fin est leur prodîtction et leur conservation imUuelle.
Le principe de production et de conservation des êtres est V amour. Or je vois entre Dieu et tous les peuples de la terre, hors un seul, une société dont le principe est la haine ou la crainte sans amour.
Dieu et l'homme font donc îine société d'êtres semblables réunis pour leu7^ destruction mutuelte. Destruction de Dieu pour l'homme intelligent, par les idées fausses qu'il se fait de la Divinité, et par les honneurs divins qu'il rend à l'homme ; destruction de Dieu même pour l'homme physique, par les représentations impures ou affreuses, par lesquelles il le peint à ses sens ; destruction de l'homme intelligent, qui en perdant la connaissance de Dieu, perd l'idée de la perfection, et par conséquent cesse lui-même de se conserver dans la perfection conforme à sa nature : car la perfection de l'être intelligent consiste à avoir ridée de la perfection qui est Dieu ; destruction de l'homme physique, et par le déchaînement de sa force» et par l'oppression de sa faiblesse, et par la barbarie du culte, et par l'atrocité des guerres, et par la férocité des spectacles, et par la prostitution, et par le divorce, et par l'exposition publique, et par les misères de l'esclavage, etc. ; destruction de tout l'homme, après cette vie, par les châtiments néces-
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sairement réservés au plus g-rand des crimes, la haine de l'Etre infiniment aimable.
Il faut donc que la hame réciproque de Dieu et de l'homme se chang-e en autoui'' mutuel, pour que Dieu et l'homme puissent faire ensemble une société véritable, c'est-à-dire consiùitée, réicnion d'êtres semblables , dont la fin soit leitr production et letcr conservation mictnelle. Il est donc nécessaire que Dieu et l'homme soient réconciliés. Ce sont là des rapports nécessaires dérivés de la nature des êtres sociaux ; donc ce sont des lois (i).
Mais cette réconciliation de Dieu et de l'homme ne peut s'opérer sans médiateur.
En effet, la haine de la Divinité, c'est-à-dire de l'Etre infiniment bon, c'est le rapport le moins nécessaire qui puisse exister entre les êtres, le rapport le plus contraire, c'est-à-dire infiniment Q,onX.X2i\vçL à la nature des êtres. La haine de Dieu est donc un crime infini, car un crime est un rapport non nécessaire entre les êtres ou contraire à leur nature.
L'homme qui hait Dieu le hait d'une haine infinie ; puisque cette haine a pour motif la crainte du mal le plus grand que l'homme puisse éprouver, d'un mal infini, la crainte de sa destruction ; et pour objet, l'être le plus puissant qu'il puisse redouter, un être infini. Dieu, qui hait l'homme coupable, le hait d'une haine infinie, parce que tous les sentiments en Dieu
(i) Bonald adopte la définition de Montesquieu : « Les lois sont des rapports nécessaires qui dérivent de la nature des êtres. »
sont infinis, et que le sujet de sa haine est un crime infini, et son objet infiniment coupable.
L'homme ne peut se réconcilier avec Dieu s'il n'en est pardonné, ni Dieu se réconcilier avec l'homme s'il n'est satisfait. Ce sont des rapports nécessaires dérivés de l'être infiniment bon. Mais, pour que l'homme satisfasse à Dieu, il faut qu'il l'aime ; et il le hait d'une haine infinie ! Dieu et l'homme ne peuvent donc se réconcilier l'un à l'autre, puisqu'il ne peuvent s'aimer.
Ce sont là des rapports nécessaires ; donc ce sont des/6>/^. Si l'homme ne peut se réconcilier avec Dieu sans satisfaire à sa justice, ni Dieu pardonner à l'homme sans être satisfait. Dieu ne pourra jamais pardonner à l'homme, puisque l'homme ne pourra jamais satisfaire à Dieu.
Donc un médiateur entre Dieu et l'homme, qui satisfasse pour l'homme et qui lui mérite son pardon de Dieu, est un être nécessaire ou tel giiil ne pent exister aniremeni.
Un crime infini suppose une justice infinie dansl'être qui punit, ou une bonté infinie dans l'être qui pardonne.Or, Dieu est l'être infiniment juste etinfiniment bon. Il punira donc l'homme infiniment coupable avec une rigueur infinie, il lui pardonnera avec une infinie bonté.
Quel est l'acte de la justice infinie de Dieu, qui veut punir l'homme du crime infini dont il s'est rendu coupable ? C'est l'acte de le détruire.
Quel est l'acte d'une bonté infinie dont Dieu peut user envers l'homme coupable qu'il veut pardonner ?
C'est l'acte de le conserver.
Mais Dieu lui-même peut-il à la fois détruire et conserver l'iiomme ?
Oui : il peut détruire un homme à la place de tous les hommes ; il peut conserver tous les hommes à la considération d'un homme détruit, et la justice humaine nous donne l'idée et l'exemple d'une pareille compensation.
Cet homme détruit à la place de tous les hommes à la considération duquel tous les hommes devront leur pardon, sera donc l'homme universel, l'homme général, il sera l'humanité même, puisqu'il sera puni à la place de tous les hommes, puisque tous les hommes seront pardonnes à cause de lui.
Cet homme qui sera détruit à la place de tous les hommes sera donc infiniment haï de Dieu, puisqu'il sera charg-é du crime infini de tous les hommes ; cet homme aux mérites duquel tous les hommes devront leur pardon, sera infiniment aimé de Dieu, puisqu'il méritera à tous les hommes le pardon d'un crime infini.
Or Dieu ne peut haïr infiniment que l'être infiniment haïssable, qu'un homme coupable, ni aimer qu'un être infiniment aimable, que Lui-même, que Dieu. Cet homme sera donc Dieu, il sera homme- Dieu. Ce sont là, j'ose le dire, des rapports nécessaires, dérivés de la nature des êtres : donc ce sont des lois.
L'Homme-Dieu sera donc détruit à la place de tous les hommes pour satisfaire à la justice de Dieu ; et tous les hommes seront pardonnes et conservés par
les mérites et à la considération de q.ç.\. Ho mine- Dieu. Cet Homme-Dieu qui réconciliera les hommes avec Dieu sera donc le médiateur d'une nouvelle alliance entre Dieu et les hommes ; le fondateur d'une société constituée ou d'une société de conservation dont le principe est l'amour, à la place d'une société non constituée, d'une société de destruction dont le principe est la crainte sans amour, ou la haine. Il sera donc le Saiivetir, le Rédeuiptetir du genre humain et le fondateur de la société religieuse constituée ou de la religion chrétienne.
Tous ces rapports sont nécessaires , tous dérivés de la nature des êtres sociaux ; donc ils sont des lois { I ) .
l'œuvre du médiateur
Il n'y avait dans le monde ni société de l'homme avec Dieu, ni société des hommes entre eux. Dieu était méconnu, l'homme était opprimé. Il fallait, pour la conservation du genre humain et la gloire de son Auteur, fonder la société divine et humaine sur les lois les plus parfaites, les plus conformes à la nature de Dieu et à celle de l'homme ; et assurer ainsi l'honneur à Dieu, objet de toute religion véritable, et la paix aux bons, unique fm de tout gouvernement réglé, paix aux bons, qui suppose le pouvoir de faire la guerre aux méchants. « Celui-là doit être plus qu'homme, » dit Bossuet, «qui, au travers de tant
(r) Théorie du pouvoir^ part. II, liv. IV, chap. ii.
de coutumes, de tant d'erreurs, de tant de passions compliquées et de tant de fantaisies bizarres, a su démêler au juste et fixer avec précision la règle des mœurs. Réformer ainsi le genre humain, c'est donner à l'homme la vie raisonnable ; c'est une seconde création, plus noble en quelque façon que la première. Quiconque sera le chef de cette réformation salutaire au genre humain, doit avoir à son secours la même sagesse qui a formé l'homme la première fois. Enfin c'est un ouvrage si grand, que si Dieu même ne l'avait pas fait, lui-même l'envierait à son auteur. »
Cet ouvrage divin, le Médiateur l'a consommé au milieu des hommes, en fondantsur ses bases naturelles la société divine et humaine. Il a fait connaître Dieu qu'il a, si l'on peut le dire, hitmanisé, pour le rendre réellejneiit et continuellement présent au milieu des hommes. Il a fait connaître l'homme, dont il a révélé l'origine céleste, la misère profonde, la fin immortelle. Il a fait connaître \ç^ pouvoir ; souverain dans Dieu, subordonné dans l'homme ; ministre de Dieu pour faire le bien et punir le mal : Minister Dei in bornent; si autem ntahtmfeceris, time[Ro7n. , xill, 4) : mais pouvoir qui, dans Dieu et dans l'homme, est une paternité, et envers qui l'obéissance doit par conséquent être ï\!C\?Xç:^ par motif de conscience et non pas seulement par craijtte. [Ibid., 5.) Il a appris même, par son exemple, que tout office n'est qu'un service, et que le plus grand d'entre les hommes n'est que le serviteur des autres ; car il est, dit-il lui-même, vente non poîir être servi, mais pour servir {^Matth., XX, 28) : et pour renfermer tous les devoirs, toutes les
lois de toute société dans une de ces paroles dont le sens est si étendu, il a ioMimé les cœtcrs des ph^es vers les enfants et les cœurs des enfants vers les pères {Malack.y \v, 6), c'est-à-dire qu'il a rapproché les deux extrê7nes de la société, le pouvoir et les sujets, qui, dans les sociétés anciennes, religieuses et politiques, étaient opposés l'un à l'autre, comme deux armées en présence (i).
Toute l'économie de la relig-ion chrétienne porte donc sur le ministre universel, le médiateur, le sauveur, Jésus-Christ, en un mot, comme sur un fondement inébranlable. Aussi, l'on peut remarquer que l'Eglise termine toutes ses prières et toutes ses demandes à Dieu ainsi : Par Notre- Seigneur Je s 2cs- Christ votre Fils, etc., etc. ; mais cette préposition ^<2r suppose toujours o^ç. ntoyeii o\x ministère sont sous-entendus ; et faire, ou demander quelque chose par quelqu'un, veut divQpar le 7noyen, le ministère, l'entremise de quelqu'un. Le raisonnement et l'analogie des idées et des expressions nous ont conduits à le reconnaître comme le ministre universel du pouvoir universel de Dieu sur l'universalité du genre humain ; participant, par conséquent, de la nature de Dieu et de la nature de l'homme, comme dans toute société le ministre participe nécessairement de la nature du pouvoir et de celle du sujet ; Homme- Dieu par conséquent : et tout ce que l'enseignement
(i) Sur la Vie de Jésus-Christ.
religieux, dans son langage ascétique, nous enseigne de cet Hoviine-Dieu, découle de ce caractère de ministère universel, par une suite d'inductions et de raisonnements dont il faut combattre le principe ou admettre les conséquences. Ce n'est pas, je le répète, expliquer le mystère, mais c'est en montrer la nécessité, je veux dire la conformité à la nature de la société ; car l'Etre souverainement libre ne fait rien de nécessaire ou àç^ forcé ; mais l'Etre, qui est la souveraine raison, fait librement tout ce qui est conforme à la nature, dont il est l'auteur (i).
DU CARACTÈRE ÉMINEMiMENT SOCIAL DU CATHOLICISME
La religion chrétienne est une société monarchique où le pouvoir f le imnistre, le sitjet sont personnes distinctes l'une de l'autre, oii le ministère universel, devenu pouvoir et fondateur de la société chrétienne, juge et combat suivant les fonctions assignées au pouvoir dans toute société. Aussi, dans le livre mystérieux de la religion chrétienne, le Verbe de Dieu, ou son ministre, sort ^^omv juger et combattre ; « et cum justîtia judicat et pugnat. » [Apoc, xix, 11.) Les ministres qu'ils a institués, comme tous les ministres des autres sociétés, ont, sous les ordres et la direction du pouvoir, la double fonction à^ conseil dans les assemblées générales de l'Eglise ou ses conciles, et de service dans tous les temps, pour combattre et repousser l'erreur.
(i) Principe constittitif, chap. xix.
C'est cette identité parfaite de principes et de constitution, entre la monarchie religieuse et la monarchie politique, qui a fait la perfection et la véritable force, la force de conservation ou de restauration des Etats catholiques (i).
(i) Ibid. — L' « ami » à qui M. Jules Lemaître donne quelquefois la parole pour définir « un nouvel état d'esprit politique », et qui, sans doute, n'est autre que lui-même, « goûte ce qu'il y a, dans l'Eglise, d'ordonné, de hiérarchisé, de propre à relier les hommes et à maintenir les sociétés humaines ». (V. Jules Lemaître et son ami, par Charles Maurras, p. i5.) Avant lui, Taine, dans les Origines de la France contemporaine, avait dit son admiration pour l'unité organique et la puissance sociale de l'Eglise, « un Etat construit sur le type du vieil empire romain, indépendant et autonome, monarchique et centralisé, ayant pour domaine, non des territoires, mais des âmes. » {Le Régime m^odemey liv. V, chap. III, § m.) Il avait loué, spécialement en France, son action morale. {Ibid., § iv.) Rapprochons cette déclaration de M. Ferdinand Brunetière, interrogé par un journaliste sur les causes de son retour à la foi :
« J'ai été longtemps vis-à-vis du catholicisme dans un état d'indifférence sympathique... comme Taine avant d'avoir écrit son dernier volume... Je suis allé au catholicisme, parce que je vois précisément dans la religion le seul fondement possible d'une morale sociale . Et c'est parce que je suis socialiste qtie je sttis catholiqîie. En dehors d'une religion, on peut établir des morales individuelles parfois très élevées comme celles d'Epictète, de Marc-Aurèle et des Stoïciens, mais pas une morale sociale. »
Une controverse engagée entre MM. Brunetière et Georges Renard, dans la Petite Réptcblique (V. les numéros des 27 mars et 3, 4, lo avril 1904), fut l'occasion de cette interview.