‹ Bonaparte en EgypteChapitre 4 sur 24 · PRÉFACE III · texte numérisé non relu

PRÉFACE III

éclat réfléchit encore sur elle au milieu des calamités et des désastres qui raccablent ! Que les Anglais s'applaudissent, s'ils le veulent, d'un triomphe, dû tout entier aux fautes d'un seul homme ; mais leurs généraux ont-ils pu se vanter d'une victoire qu'ils n'ont remportée ni par leurs dispositions, ni par la valeur et l'audace de leurs soldats? Leur marche timide, malgré leur énorme supériorité, dénote aisément quelle aurait été la destinée des troupes anglaises et turques, si le chef de l'armée eut été digne d'elle.

« Si le général Menou, disait le général Bonaparte, eût pu se maintenir dans Alexandrie jusqu'au io novembre, il eût été délivré par les préliminaires de Londres, et sa position eût été considérée pour quelque chose dans les conditions définitives de la paix d'Amiens. » En effet, l'Angleterre était presque résignée, en 1801, à nous laisser l'Egypte, moyennant des compensations , Ces compensations qu'on avait fait connaître à notre négociateur n'avaient rien d'exhorbitant. Il est hors de doute que, pendant la paix maritime qui suivit, Bonaparte, alors premier Consul, prévoyant la brièveté (le cette paix, eût envoyé aux bouches du Nil (rimmenses ressources on hommes et en matériel. Il suffit de parcourir sa nombreuse correspondance pour être convaincu de Timportance qu'il y attachait.

u La belle armée expédiée à Saint-Domingue,

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