‹ Bonaparte en EgypteChapitre 5 sur 24 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

OÙ Ton alla chercher un dédommagement de rÉgypte, aurait mis pour longtemps notre nouvelle conquête à Tabri de toute attaque. Le succès dit M. Thiers, était incontestablement possible, et il convient d'ajouter que, dans la lutte maritime et commerciale que soutenaient l'une contre l'autre la France et TAngleterre, la tentative était en quelque sorte commandée. L'Angleterre venait de conquérir le continent des Indes, et de se donner ainsi la suprématie dans les mers de rOrient. La France, jusque là sa rivale, pouvaitelle céder, sans la disputer, une semblable suprématie? Ne devait-elle pas à sa gloire, à sa destinée, de lutter? Les politiques ne peuvent pas répcmdre ici autrement que les patriotes. Oui, dit l'éminent historien, il fallait qu'elle essayât de lutter dans ces régions de l'Orient, vaste champ de Tambition des peuples maritimes, et qu'elle essayât d'y faire une acquisition qui pût contre-balancer celle des Anglais. »

a Cette vérité admise, qu'on cherche sur le globe, et que l'on dise s'il y avait une acquisition mieux adaptée que l'Egypte au but qu'on se proposait. — Elle valait en elle-même les plus belles contrées, elle touchait aux plus riches, aux plus fécondes, à celles qui fournissent la plus ample matière au négoce lointain. Elle ramenait dans la Méditerranée, qui était notre mer alors, le commerce de l'Orient ; elle était en un mol, un

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