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posés que le sont ceux d'un Juif, d'un Chrétien et d'un Païen, aient pu se réunir de manière à s'être engagés volontairement dans un même dessein de composer une religion de trois autres si opposées, et à faire en sorte que le composé ne convînt à aucune des parties séparément, en même temps qu'il parût à ses ennemis et à ses persécuteurs que c'est pourtant une réunion de tout ce qui se trouve dans les trois autres. Ces trois hommes auraient bien mal entendu leurs intérêts. Quelle apparence d'opérer la conversion des juifs, en leur soutenant, comme le fait l'Alcoran, que :
Jésus j fils de Marie, est le vrai Messie^ la parole et le souffle de Dieu; qu'il a fait des miracles, guéri des malades , prêché une doC" trine céleste ; quil a été un modèle parfait de sainte i^ie; qu'il est faux qu^il ait été crucifié, mais qu^il est monté en paradis. Tandis que les juifs prétendent que c'était un exécrable imposteur, un magicien, et l'appellent enfin pour lui imprimer la flétrissure la plus ignominieuse, l'homme qui a été pendu en croix, « Il n'y avait pas d'apparence non plus que l'Alcoran fût plus favorablement reçu
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des Nazaréens pour cette dernière raison, c'est-à-dire la négation du crucifiement du Messie, qui est le fondement sur lequel est bâti toute la religion chrétienne. D'ailleurs comment faire goûter aux Chrétiens la polygamie, la circoncision, la suppression des images et des peintures, et plusieurs autres choses que la loi musulmane ordonne. Ils ne souffriraient jamais surtout qu'on niât la Trinité.
« Pour la même raison, cette prétendue religion composée n'aurait pas mieux accommodé les païens, puisqu'elle admettait l'unité de l'essence divine.
« Tout cela donc étant bien considéré, il parait que puisque l'Alcoran a obtenu un si grand succès dans le monde, il est impossible qu'il ait été forgé par ces trois hommes, ni composé par aucun roseau (plume) humain, mais que son origine est divine.
D'ailleurs si on s'était aperçu d'une pareille réunion, les Koréï de la Mecque, ennemis de sa doctrine, n'auraient pas manqué de le lui reprocher. Si les Arabes qui demeuraient avec le Prophète n'en ont rien su, comment les Chrétiens qui ne le connais-