LE CHEIK DE FOUAH
Baient pas alors, ont-ils pu être informés de cette cabale secrète ?
« Fais attention à ces choses, et tu n'au-
ras aucun juste sujet d'ajouter foi aux calomnies dont on charge l'Apôtre de Dieu; mais, étant de plus en plus confirmé dans la pure foi, tu glorifieras Dieu qui t'a conduit dans la bonne voie et t'a tiré de celle des infidèles et de ceux qui n'ont aucune religion.
. « Je -te le répète, sultan, comme nous nous sommes déjà aperçus que toi, ainsi que ceux qui comme toi sont chargés de la bâtisse des forts, vous avez beaucoup de savoir, et que vous êtes trop jeunes pour que je veuille, comme le font les Fellahs, vous accuser d'être magiciens, amis d'Affin (?) ou sorciers, je te conseille et te prie de t'employer à défendre la cause du Prophète qui ne savait ni lire ni écrire. »
Bourlos, brumaire, an 9.
(Voici une autre pièce qui paraît curieuse.
On la trouve avec la lettre précédente, dans la liasse relative au séjour à Bourlos.
Elle est intitulée : Cantique écrit sur les murs du santon de Sidi-Jouseph^ dans les marais salés du lac Bourlos, près du ç^illage de Rousse {1),
« Bienheureux sont ceux qui respectent
(i) Elle est évidemment traduite de l'arabe. Le manus- /;rit porte en marge des notes relatives à différentes expressions qui avaient offert quelques difficultés. Elle est bien longue pour avoir été copiée sur place, et aura probablement été communiquée à L. Thurman par quelque lettré, cbeik ou mupbti, du villag^e qu'il visitait souvent et dont les ouvriers travaillaient à Bourlos.