Marquis Costa de Beauregard, p. 299 et
Parmi les autres officiers sardes, plusieurs donnaient l'exemple de rinsul)ordination. Bellegarde surtout se répandait contre CoUi en critiques acerbes et n'apportait aucun ménagement à étaler riîostililé déclarée qu'il avait vouée au général en chef.
Ainsi, à tous les degrés, l'armée autricliienne et l'armée sarde n'olTraient que mollesse, lenteur et routine. Elles se heurtaient à lesprit le plus viril, le plus alerte, le plus prompt, le plus inventif qui se fut encore produit; à l'armée la plus riche en sève, en fougue indomptable, qu'on ait jamais vu surgir. « A cette éruption véhémente du génie militaire et conquérant de la France, elles n'opposent que des négociateurs à recettes et des stratégistes à formules -. »
Toute leur science n'est qu'une vaine façade, toute cette expérience qu'une routine. L'invention, la flamme, le génie, sont chez leur jeune adversaire, parce qu'il est, lui, la Révolution !
1. César Duval : Le 2" bataillon du Mont-Blanc, p. 7. Voir dans Costa de Beaurotr.iid les curieux dét:iils (jn'il dnniio sur la fcnimc de Belletrarde et sa sœur qui lurent, en Savoie, les iii.iitresses d'Hérault de Séchelles et de Simond, conveutionnels en mission, qu'elles suivirent à Paris.