‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 162 sur 622 · Discours de Danton ;ï l;i sé.incc ilii 28 sept · texte numérisé non relu

Discours de Danton ;ï l;i sé.incc ilii 28 sept

2. Cacault au ministre des relat. c\tér., Gènes, 17 avril 1700 (Arcli. Aff. Etiang.),

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sentiments des peuples d'Italie par ceux qui avaient cours en France.

Cette croyance était cependant défendable et, toutes réserves faites sur les possibilités moi*ales d'exécuter ce plan, il est certain que Cacault ne se trompait pas, lorsqu'il disait, et cela bien avant les préparatifs de la campagne, le 5 décembre 1795 : « Tous nos efforts doivent se porter sur l'Italie; nous pouvons y faire une guerre décisive »; mais il faut pour cela « opérer en grand et assujettir à la fois tonte l'Italie * ». Peu après il ajoutait : « C'est en prenant Milan qu'on pourrait dicter les conditions de la paix, conditions difficiles à établir, car il nous faut une nouvelle frontière et les clés de l'Italie 2. » C'est ce qu'il répétait encore plus tard : « La paix bonne et prompte est à Milan et n'est que là P » Revenant ensuite sur le cliangement d'attitude survenu en Franco depuis que l'altier Comité de Salut public avait déposé ses pouvoirs, changement qu'il déplorait, Cacaultinsistaitavecénergie sur la nécessité d'en reprendre les fières traditions : « La France, disait-il, a abandonné, de tous les plans, celui qui faisait le plus de peur aux coalisés, celui de républicaniser tout ce qu'elle prendra, même en ne voulant pas le garder*. »

C'est, à ses yeux, la métbode qu'il convient de suivre en Italie, au premier succès, mais « sans l'abandonner aux fous et aux malveillants ^ )3. Ce succès au surplus, ne lui paraît pas un moment douteux: «L'Italie est trop faible en moyens pour que nous ne soyons pas sûrs d'avance de lui faire expier la témérité de ses princes. C'est là que nous devons trouver nos dernières vengeances, nos dédommagements définitifs •=. » Rien ne sera plus commode une fois qu'on sera maître du Piémont que de conserver par lui les communications avec la France et « d'opérer une simple extension de territoire ' ».

C'est son idée favorite, et il la ressasse avec une persistance qui témoigne de la profondeur de sa conviction et de l'importance qu'il y attache. «Nous devons envahir l'Italie entière où l'on est sûr de trouver en abondance de quoi soutenir la guerre par la guerre..., cette superbe contrée est un gage bien au-dessus de tout ce que nous voudrons exiger des grands coalisés «. » Quel que soit le résultat de la campagne, il veut qu'on persévère dans

1. Mémoire de Cacault du 6 déc. 179:HArc!i. Aff. Etrang., vol. XII, pièce 48).

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